Présentation de condoléances/ Guillaume Soro demande pardon aux parents et à la famille politique d'Aboudramane Sangaré


Présentation de condoléances/ Guillaume Soro demande pardon aux parents et à la famille politique d'Aboudramane Sangaré

publié le Mardi 27 Novembre 2018 à 11:59:59

"Pour ceux qui ont souffert et qui m'en ont voulu, je vous demande pardon. Oui, ça a été un épisode difficile du pays, aujourd'hui devant sa dépouille, je suis là pour vous demander pardon. À tous ceux qui sont ici qui ont souffert aussi de ma gouvernance, de mes actions en tant que Premier ministre, je vous demande pardon"

Le Président de l’Assemblee nationale, SORO Guillaume, s'est rendu, ce lundi 26 novembre 2018 en fin d'après midi, au domicile familial de feu Sangaré Aboudramane pour présenter ses condoléances à la famille éplorée. 
 
Outre  la famille biologique , Guillaume Soro a également présenté ses condoléances à la famille politique de l'illustre disparu. C'est par des franches embrassades qu'il a salué la Première Dame Simone Ehivet Gbagbo.
 
Guillaume Soro a par la suite pris la parole pour présenter sa compassion à l'endroit de la famille et pour donner publiquement un message de Pardon et de Réconciliation : 
 
"Je me permettrai de dire quelques mots parce que je ne serai pas totalement satisfait de répartir comme ça sans dire quelques mots dans cette circonstance là. Le Président Sangaré, je l'ai connu jeune étudiant à l'Université, élu secrétaire général de la Fesci, j'ai eu à le rencontrer. D'ailleurs plusieurs personnalités ici présentes savent bien, à commencer par Monsieur Ettien Amoikon, ce n'est pas trahir de secret que de dire je le connais. Madame la première dame se souviendra quand à votre résidence avec le Président Laurent Gbagbo et des personnalités du FPI en comité restreint, je suis venu devant vous pour exposer. Vous vous souvenez, madame Odette Sauyet était là, et le Président Aboudramane Sangaré était là. Mais bien avant que je vienne à cette rencontre, je suis passé le voir. Il m'a donné des conseils, la manière surtout de prendre la parole et de poser ma requête.
 
C'est pour dire que ce qui m'avait frappé et qui m'a marqué en l'homme, c'est sa sérénité, je ne l'ai jamais vu perturbé, du moins rarement. Je n'en sais rien, je peux me tromper mais c'est l'impression que j'ai eue. Et nous avons développé cette relation, je venais le voir, et il allait, comme disait l'autre, droit au but. Je peux dire ici que pendant toute cette période de ma jeunesse estudiantine, il a été l'un des visages marquants pour moi, c'est pourquoi j'ai été personnellement touché quand j'ai appris la nouvelle le 03 novembre dernier.
 
Je profite de ce micro pour dire qu'à partir de 2010, 2011, je ne l'avais plus revu; il serait malhonnête de ne pas évoquer cette épisode ici. Ça été quelque chose de très difficile, et je suis ici devant la famille, je sais que le défunt a eu des moments difficiles surtout après l'arrestation le 11 avril de Laurent Gbagbo. Donc je voudrais à l'occasion de son décès, personnellement vous présenter mon pardon parce que je sais que vous avez souffert dans votre chair.
 
Vous avez été triste, j'ai vu la maman d'Aboudramane Sangaré à l'hôtel du Golf. Ce n'était pas des situations faciles. Aujourd'hui je suis devant vous, c'est inutile de jouer à l'hypocrite de venir saluer et de repartir comme si de rien était. 
 
Pour ceux qui ont souffert et qui m'en ont voulu, je vous demande pardon. Oui, ça a été un épisode difficile du pays, aujourd'hui devant sa dépouille, je suis là pour vous demander pardon. À tous ceux qui sont ici qui ont souffert aussi de ma gouvernance, de mes actions en tant que Premier ministre, je vous demande pardon. Je pense qu'à l'occasion de ces funérailles, il nous faut avoir la force et le courage de regarder l'avenir du pays et de faire la Réconciliation. Je vois ici mon tuteur qui est là, je viendrai te voir pour qu'on puisse parler; je demande à Monsieur Ettien Amoikon, à Monsieur Koné Boubacar, mon professeur à l'Université, à la Première Dame qui m'a bien connu, je vous offre à chacun et à chacune mon pardon, et que ceci apaise les cœurs pour que nous puissions aller de l'avant. Voici les quelques mots que je voulais dire, bien espérant porter l'apaisement aux uns et aux autres. Merci beaucoup ! "
 
Avant de se retirer , le Président Guillaume Soro a tenu à inscrire dans le Livre de condoléances  un message de Pardon et de Réconciliation.
 
Louis Konan
 
 

 




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