Kokomian (Koun-Fao) / Discours du député Fofana Bassatigui, représentant de SEM Guillaume Soro aux festivités annuelles


Kokomian (Koun-Fao) / Discours du député Fofana Bassatigui, représentant de SEM Guillaume Soro aux festivités annuelles

publié le Mercredi 05 Septembre 2018 à 14:02:25

« J’en appelle à votre sagesse, au nom du Président SORO ! L’heure est au pardon et à la réconciliation dans notre beau pays. L’heure est à l’UNITE et à la SOLIDARITE » ! Ne dit-on pas qu’il ya un temps pour se battre, et un temps pour ne plus se battre ? Il ya un temps pour être fou et un temps pour être sage ! Je vous le dis, chers Mutualistes de KOKOMIAN, le Président SORO Guillaume qui a coutume de dire que l’entente et la paix n’ont pas de préalables, approuve l’esprit de solidarité de la Mutuelle ADJOMA. »

Ci-dessous l’intégralité du discours de l’honorable Fofana Bassatigui, Représentant du Président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire SEM. Guillaume Kigbafori Soro, Haut Patron des Journées de solidarité et de développement organisées, ce samedi 1er Septembre 2018, par la Mutuelle Adjoma dans la sous-préfecture de Kokomian dans le département de Koun-Fao

 

« Monsieur le sous-préfet de Tienkoikro assurant l’intérim du sous – Préfet de Kokomian, Monsieur le député de la circonscription de Tankessé, Kokomian et Tienkoikro, cher frère Yao Soumaïla. C’est un plaisir pour moi de me retrouver chez toi pour la première fois. C’est seulement le fleuve Comoé qui me sépare de vous. Pour ceux qui ne le savent pas Bassawa, Satama-sokoro, Satama -Sokoura dont je suis le député se trouve dans le département de Dabakala (applaudissements).

Pour ceux qui connaissent Dabakala, il y a trois députés à Dabakala, je suis celui de Dabakala-Sud c’est-à-dire qu’après la Comoé, vous avez Bassawa, Satama-sokoura, Satama-Sokoro et vous allez à Bouaké. Donc je suis l’un de vos fils. Je suis venu représenter une illustre personnalité de la République de Côte d’Ivoire. Ce n’est pas aisé de représenter le chef du Parlement ivoirien, SEM Guillaume Kigbafori Soro, Président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire, Président de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie Région Afrique  (applaudissements) ; Premier  Vice-Président de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie mondiale. Je ne citerai pas les autres fonctions du Président Soro, j’ai juste souligné cet aspect de la francophonie parce que votre serviteur que je suis est le porte-parole de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF) Région Afrique.

Qu’est-ce à dire ? Le Président Soro Guillaume, votre fils, a été choisi par le monde francophone pour représenter l’Afrique au niveau des instances internationales (applaudissements). C’est pourquoi d’ailleurs, il en est le Président de la Région Afrique. Au niveau de tous les députés francophones du monde entier, il y a une Assemblée qui a son siège en France, c’est donc cette Assemblée qui est appelée Assemblée Parlementaire de la Francophonie. Le Président mondial est un Canadien, le Président de l’Assemblée nationale du Québec, Monsieur Jacques Chagnon. Après le Président mondial de cette Assemblée, vient le Président Soro Kigbafori Guillaume (applaudissements). Et j’ai eu la chance après mon élection d’être choisi comme le chargé de mission Afrique de cette Assemblée.

Vous comprenez qu’il n’est pas aisé de venir chez vous, c’est vrai que administrativement nous sommes proches de Guillaume Soro mais politiquement je sais que Yao Soumaïla est encore plus proche de Guillaume Soro  que moi. C’est l’occasion pour moi de remercier ce frère. J’ai depuis hier essayé de parcourir sa localité mais je me suis posé la question suivante, mais mon frère, tu veux être maire ou quoi ? Parce que partout où je suis passé, les populations ne cessent de citer son nom pour les actions de développement qu’il mène notamment le règlement des problèmes d’abduction d’eau potable et autres. Félicitation honorable Yao Soumaïla, je pense que la Côte d’Ivoire peut compter sur les députés comme vous.

Mais ce n’est pas suffisant cher frère, nous sommes ici ce jour pour représenter le Président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire, qui, le 03 avril 2017 a réitéré du haut de son perchoir à l’ouverture de la Session ordinaire unique de l’Assemblée nationale, son vœu de paix et de Réconciliation entre tous les Ivoiriens. Et cette mission a été pratiquement  confiée à tous les députés de Côte d’Ivoire qui sont les représentants du peuple et donc leurs porte-paroles. Nous sommes en mission et je suis heureux que cette mission porte déjà ses fruits comme on l’a constaté. Le Président de la République vient de signer une ordonnance pour amnistier et libérer les prisonniers, demandé à nos frères encore en exil de rentrer au pays (applaudissements). Ce sont des efforts de paix qu’il faut saluer. Et nous nous inscrivons justement dans cette droite ligne.

Ici à Kokomian, j’ai cru entendre que les cadres travaillent main dans la main. Monsieur le député, chers cadres, c’est ce qu’il faut pour faire avancer nos localités. Si un cadre militant à un parti a un projet ou soutient un projet à titre personnel et que cela rentre dans la vision des cadres ou des sages du village, il faut le soutenir. Ce n’est pas parce qu’il est cadre du FPI et que si le projet se réalise qu’il en sera le seul bénéficiaire. Ce n’est pas parce qu’il est cadre RDR ou PDCI que vous n’allez pas le soutenir dans son projet, si le projet est fait dans l’intérêt du village. Il faut abandonner ces clivages. Il arrive souvent que nous politiciens, nous manipulions les populations dans notre propre intérêt pour gagner une élection. Mais quand il s’agit de développement, il n’y a pas de coloration politique. Quand il s’agit de développement les cadres doivent se mettre ensemble. Monsieur le député, je note dans l’Assemblée qu’il y a des cadres de qualité, notre souhait en tant que représentant du Pan, c’est que vous puissiez continuer les actions tendant donc à faire sortir la Sous-Préfecture du sous-développement. J’ai noté avec beaucoup d’intérêt les doléances adressées au Président de l’Assemblée nationale. Il faut s’associer aux autres cadres, en tant que porte-parole des populations, vous avez la responsabilité de les unir et travailler pour faire avancer Kokomian (applaudissements).

A Abidjan, je suis très familier à l’honorable Yao Soumaïla. Il me parle souvent du ministre Comoé, son grand-frère. Aujourd’hui je comprends quand je suis ici. Mais aussi Madame Assandé que je viens de découvrir ; j’ai déjà entendu son nom lorsque à Abidjan, nous préparions notre venue ici.  En parlant donc des personnalités qui participent activement au développement de Kokomian. Mais là, je découvre des qualités en une dame des qualités qui ne courent pas les rues. (Applaudissements). Je comprends aisément pourquoi madame Assandé est adoptée et véritablement intégrée et chérie ici à Kokomian. Je comprends. Ce sont des personnes qu’il faut écouter. En tout cas madame merci et félicitation !

 C’est justement à partir de l’autonomisation de la femme que nous pourrons faire changer les choses. Autrefois, nos grands-parents avaient de grands champs et ce sont des champs qui appartenaient à toute la famille. Aujourd’hui, il n’y a plus d’espace ; les produits ne sont pas achetés à bon prix. Aujourd’hui aussi, avec l’évolution des choses nous ne pouvons plus vivre comme par le passé. Alors que faire pour soutenir nos familles ? Alors si vous avez 10 kg de gombo, il y a une autre à côté qui a une tonne de gombo, une autre a 20 kg de gombo, ainsi de suite... A Kokomian, on a en tout 10 tonnes de gombo. Une dame à Abidjan qui cherche à charger un camion de 10 tonnes de gombo. Elle envoie un émissaire à Kokomian, on lui dit qu’il n’y a personne ici qui détient 10 tonnes de gombo. La personne repart et transmet à la dame qu’on n peut pas venir à Kokomian parce qu’il n’y a pas 10 tonnes de gombo. Alors qu’effectivement, il y a 10 tonnes de gombo mais comme vous n’êtes pas ensemble, vous ne travaillez pas de façon coopérative alors vous perdez une richesse ; Vous n’arrivez pas à vendre vos marchandises à Abidjan, vous vendez peut-être à Abengourou où le prix n’est pas très intéressant. Et c’est pourquoi madame Assandé vous demande de vous mettre ensemble pour faciliter votre autonomisation, pour vous enrichir et je salue donc l’action du député Soumaïla qui a fait un don en numéraires pour faciliter les formalités de constitution et de déclaration. Merci madame pour ce message, merci pour ces actions fortes. Evidemment à vos côtés, quand on a une grande dame, c’est parce qu’effectivement il y a un grand homme. Colonel, merci pour votre présence, merci pour vos actions pour la population de Kokomian.

Monsieur le représentant du Président de Côte d’Ivoire Energy, merci aussi pour votre présence.

Monsieur Kouadio Konan Louis, inspecteur des Impôts détaché auprès du Président de l’Assemblée nationale, je parle donc de votre fils Konan Louis en qualité de chargé d’études au cabinet du Président de l’Assemblée nationale. Merci ! Parce que vous avez été aussi un artisan de cette cérémonie. On voyait il y a quelques mois comment vous vous battiez, parce que ce n’est pas facile. Par jour, nous qui collaborons chaque jour avec Guillaume Soro, il  y a sur sa table au moins 20 demandes de parrainage par jour. Ce n’est pas aisé et ça peut prendre du temps. Les choses peuvent trainer mais en réalité ce sont des questions de programmation. Merci d’avoir réussi. En tout cas vous êtes un fils sur qui on peut compter (applaudissements).

Monsieur le Président de la Mutuelle du développement socio-économique de Kokomian, mesdames et messieurs les fonctionnaires en service à Kokomian, mesdames et messieurs les  cadres de la localité en vos rangs, grades et qualités, permettez-moi maintenant de lire mon discours.

Distingués guides traditionnels et religieux

Chers parents de Kokomian,

En ce jour de retrouvailles et de fête, recevez mes salutations les plus fraternelles et les plus cordiales !

J’ai l’honneur de prendre la parole parmi vous, au nom de Son Excellence SORO Kigbafori Guillaume, grand patron de « ces journées de célébration des réalisations communautaires » ou encore « journées de célébration de l’union et de la solidarité ».

Tout d’abord, permettez-moi, d’adresser aux autorités administratives, coutumières et religieuses ici présentes et qui rehaussent l’éclat de cette cérémonie, les salutations distinguées du Président SORO.

En son nom et également au mien, je salue les fils et filles de KOKOMIAN et de la Sous-préfecture de Koun-Fao.

Chers parents, Mesdames et Messieurs

Votre accueil chaleureux et fraternel de ce jour me va droit au cœur !

Etre à KOKOMIAN dans le cadre de ces journées de retrouvailles me fait ressentir une joie particulière !

Une joie particulière pour tout ce que représente ce beau village dans notre localité hospitalière ! Joie particulière devant tant de convivialité et surtout après avoir entendu tous ces propos généreux à l’endroit du Président de l’Assemblée nationale !

Monsieur le Président de la Mutuelle de Développement de KOKOMIAN,

Le Président SORO m’a confié un message pour les fils et filles du village et de la Mutuelle. Mais bien avant de vous livrer ce message, il a tenu que j’adresse des salutations fraternelles à certains fils qu’il a pour amis et frères et qui sont ressortissants de ce village et membres de la Mutuelle.

Ainsi, en son nom, je salue le Ministre Augustin KOMOE même s’il n’est pas présent. En effet, lorsque le Président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire actuel était Premier ministre, le Ministre Augustin KOMOE était dans son Gouvernement. C’est donc tout cela qui a pesé à l’acceptation du Patronage de cette cérémonie (applaudissements). Augustin Komoé fut collaborateur du Premier ministre Soro Guillaume, donc le Président Soro ne peut pas refuser de venir dans le village d’Augustin Komoé, ce n’est pas possible. C’est comme récemment lorsque nous étions au Canada, le Président Soro, vous avez tous vu sur les réseaux sociaux, a dit celui qui compte sur moi pour aller faire palabre à Alassane, je ne suis pas dedans, celui qui compte sur moi pour aller faire palabre à Bédié, je ne suis pas dedans, donc la dynamique dans laquelle se trouve Guillaume Soro aujourd’hui, c’est de permettre aux fils et aux filles de notre belle Côte d’Ivoire de se retrouver, de parler, de travailler main en main ; évitons donc les clivages, les étiquetages de nature à exclure des personnes du processus de Réconciliation nationale. Je voudrais donc saluer en son nom une fois de plus le ministre Komoé (applaudissements).

Merci également aux pionniers à qui hommage a été rendu tout à l’heure. Je vous félicite au nom du Président d’avoir donné l’exemple à ceux qui prennent la relève après vous. 

Je salue également Madame la Marraine ASSANDE pour la qualité de son intervention et surtout pour sa présence à cette rencontre importante.

Monsieur le Président de la Mutuelle ADJOMA

Pour en venir à présent au message du Président de l’Assemblée nationale, il tient essentiellement en trois points !

 

D’abord, le Président SORO exprime sa gratitude à la Mutuelle de l’avoir associé à cette fête en qualité de Patron de ces journées de célébration et d’hommage (applaudissements). Comme vous le voyez, cette activité rapproche l’Assemblée nationale des populations de Kokomian et de Koun-Fao.

Le député est un élu de la nation, il a donc le précieux devoir de se rapprocher des habitants de ce pays. Il ne saurait d’ailleurs en être autrement. Quand on dit député, c’est envoyé. Souvent les parents ne comprennent pas. On ne nomme pas un député. C’est vrai, à l’indépendance de la Côte d’Ivoire, on nommait parce que les élections n’avaient pas encore commencé jusqu’en 1980. Mais le député c’est votre fils que vous envoyez pour faire votre commission. Il ne peut donc avoir une activité importante qui est inscrite dans le sens du développement de la localité et l’Assemblée nationale va refuser de s’associer à cet évènement.

Le 2ème point de son message est un mot d’encouragement pour cette activité récréative et de développement avéré. En effet, le Président SORO soutient toutes les initiatives qui prônent le rassemblement des fils et filles d’une même localité et d’un même village. A travers le sport qui est au cœur du programme de ces journées, vous avez mis l’accent sur l’essentiel dans un village comme Kokomian. L’essentiel réside dans les retrouvailles autour de grandes valeurs. Et le sport a la magie d’unir et de réunir les peuples partout. Cela est une vérité en laquelle le Président SORO croit fortement.

 En effet, le rassemblement autour du développement constitue la pierre angulaire qui empêche la politique de diviser les peuples et de semer le chaos dans les pays.

Monsieur le Président de la Mutuelle ADJOMA, chers parents 

J’en arrive au 3ème point du message ! Ces journées révèlent un symbole important pour le village ainsi que pour notre localité.

Le symbolique réside dans le fait que les jeunes, les femmes et les vieux regardent tous dans la même direction : cette direction est la solidarité !

Oui, c’est la solidarité autour de ces « journées de célébration des réalisations communautaires » qui fait que nous sommes tous ici. C’est la solidarité qui encourage la rencontre des gens d’ethnies et de religions différentes à collaborer en toute quiétude.

 

Chers Parents, Mesdames et Messieurs,

 Durant la crise qu’a vécu notre pays, il ya eu de grands déchirements dans les villes tout comme dans les villages. Et je sais que KOKOMIAN n’a pas été épargné du vent de la division entre les natifs et les frères originaires d’autres horizons ! Aujourd’hui, nous avons tous compris la nécessité de regarder la grandeur de ce qui nous unit plutôt que la folie de ce qui nous divise.

Distinguées autorités coutumières et religieuses

J’en appelle à votre sagesse, au nom du Président SORO ! L’heure est au pardon et à la réconciliation dans notre beau pays. L’heure est à l’UNITE et à la SOLIDARITE » ! Ne dit-on pas qu’il ya un temps pour se battre, et un temps pour ne plus se battre ? Il ya un temps pour être fou et un temps pour être sage ! Je vous le dis, chers Mutualistes de KOKOMIAN, le Président SORO Guillaume qui a coutume de dire que l’entente et la paix n’ont pas de préalablesapprouve l’esprit de solidarité de la Mutuelle ADJOMA.

 C’est pourquoi, il me charge aujourd’hui de dire au président KOUAME Dassié David ici présent, d’en faire le creuset de la Réconciliation dans le village et dans la sous-préfecture.

A travers tous les bienfaits de ces journées, il vous revient désormais le devoir de travailler à la consolidation de la cohésion entre fils et filles de Kokomian.

L’entente entre vous est votre seule grande richesse pour aborder tous vos problèmes de développement. C’est au nom de cette entente visible que le Président SORO m’a dépêché vers vous.

Chers parents,

Mon dernier mot est d’exhorter chacun d’entre vous à travailler de concert avec Monsieur le Sous-préfet ici présent en vue de la cohésion dans la localité. Comme le dit le Président SORO lui-même :

« Je vous invite à ne pas faire la politique de la division, mais plutôt à faire la politique du développement ! »

Je vous remercie. »

 

Propos recueillis et retranscrits par Louis Konan

 




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