Ferké/ Obsèques de Silué Joséphine : Le Chef de cabinet de Guillaume SORO aux côtés de la famille


Ferké/ Obsèques de Silué Joséphine : Le Chef de cabinet de Guillaume SORO aux côtés de la famille

publié le Dimanche 02 Septembre 2018 à 15:57:21

L’inhumation de madame Silué Joséphine, première femme député de Ferkessédougou, s’est faite ce samedi 01 septembre 2018 en milieu de matinée au cimetière catholique de ladite ville, en présence de monsieur TOH Marc Ouattara, Chef de cabinet du Président de l’Assemblée nationale.

Une foule nombreuse a également effectué le déplacement du cimetière pour assister
à l’enterrement de madame Silué Joséphine. Parents, amis et connaissances, tous sont venus massivement l’accompagner à sa dernière demeure.

Avant l’inhumation, les obsèques ont connu trois grandes articulations. A savoir
la levée de corps, la veillée et la messe de grâce. A toutes ces étapes,
le chef de cabinet du Président de l’Assemblée nationale, M. Toh Marc Ouattara,
accompagné d’une délégation a été témoin de cet évènement.

La cérémonie de levée de corps s’est tenue en milieu d’après-midi du vendredi 31
août à la morgue de l’Hôpital général de Ferké, en présence de nombreuses
autorités administratives, politiques, coutumières, ainsi que d’une immense
foule.

Sur le site de la morgue, la loge dédiée aux autorités a accueilli, outre le chef
de cabinet Toh Marc, le Directeur des Affaires Administratives et Financières (DAAF)
de l’Assemblée nationale, M. Yacouba Ouattara, et le Conseiller spécial Touré
Sanga. L’on a pu voir également le corps préfectoral au grand complet. Des
élus sont aussi venus attester de leur compassion. Notamment M. Silué Kagnon et
le député de Ferké sous-préfecture, Ouattara Kawéli. De nombreux cadres de la
région ont été vus sous les bâches dressés sur l’esplanade de la morgue pour
cette levée marquée par une homélie prononcée par un collège de guides
catholiques.

Il faut faire savoir que cette cérémonie de levée de corps a connu certes une
partie religieuse, mais également une partie purement traditionnelle. La danse
Tomgôlô, dite royale a été exécutée par des hommes d’un certain âge, habillés
en tenue couleur beige, auréolée de ruban rouge et tous coiffés de longs
chapeaux. Cette danse n’apparait qu’en présence des autorités, selon un sachant
que nous avons interrogé. Et lorsque le chef doit effectuer un voyage,
ajoute-t-il, c’est le tomgôlô qui vient dire les aurevoirs à l’autorité et lui
souhaiter bonne route. Autre rythme folklorique qui s’est révélé autour de la
dépouille de la défunte a été le Tchassihèlè. Danse qui a la particularité
d’être exécutée par des femmes dont l’âge est très avancé. Aux dires de notre
instructeur, cette danse n’apparait qu’à la faveur des cérémonies de
réjouissances et lorsqu’il ya des grands deuils comme celui-ci.

Malheureusement, regrette-t-il, cette danse est en voie de disparition à cause
des décès de ces vieilles femmes et également le manque d’engouement des jeunes
dames d’adhérer à la phase initiatique du Tchassihèlè, pour en assurer la
pérennité.C’est par le message de la chanteuse du Tchiassiihèlè que le cercueil sera embarqué dans le corbillard. Le cortège s’est ensuite ébranlé vers le domicile de la défunte situé au quartier résidentiel, lieu retenu pour la veillée religieuse et traditionnelle.
Débutée à 21 heures 30 minutes ce vendredi, la veillée a pris fin le samedi 1er
septembre au petit matin et le cap a été mis sur la paroisse Notre Dame de
Lourdes pour la messe d’action de grâce qui a débuté à 7 heures. Au
terme de deux heures trente minutes de prière et de louange à Dieu, la
dépouille a été conduite à sa dernière demeure au cimetière catholique. Sur
place, en lieu et place des larmes, signe des instants douloureux d’une
séparation, l’on a pu se rendre compte que ce sont plusieurs danses traditionnelles
qui rivalisaient d’ardeurs. Composées en majorité de femmes. Ces danses ont
donné à cette inhumation une allure de réjouissance, obéissant à une tradition
en pareille circonstance. C’est donc dans un décor de son de tam-tam et de
chants, que les populations ont rendu l’ultime hommage à Silué Joséphine, septuagénaire.

Ex-députée à l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire et Assistante de formation à la
retraite, madame Silué Joséphine a été la présidente de l’Union des Femmes de
Ferké. Elle a été Commandeur dans l’Ordre du Bélier du PDCI-RDA, membre du
Comité des sages et Secrétaire générale du dit parti. Elle est née en 1945 et
est décédée le 20 juillet 2018 à Abidjan.

Il faut relever que ce même vendredi, le Chef de cabinet et sa délégation sont restés sur place pour assister à la levée de corps de OUATTARA Yédadabria Tiécoura Fidèle. Frère aîné de Daniel Kossomina Ouattara, collaborateur de Guillaume SORO, et fils de la région. Après la levée, la dépouille a été transférée à Togoniéré son village situé à 18 kilomètres de Ferké.

Idrissa MAIGA




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