De la nécessité de renforcer la cohésion sociale


De la nécessité de renforcer la cohésion sociale

publié le Vendredi 02 Novembre 2018 à 18:57:47

Les élections locales du 13 octobre dernier ayant enregistré des échauffourées et une perte en vie humaine sont un test pour la paix durable en Côte d’Ivoire, une photographie sans doute de la présidentielle à venir, celle de 2020, qui laisse perplexe.

Pourtant,  « une élection est comme un match de football qu’on peut gagner aujourd'hui et perdre le lendemain, sinon la stabilité sera un vain mot. Il faut que cette approche entre enfin dans nos mœurs »[1], rappelait le Président Guillaume Soro.

La cohésion sociale est un préalable à la paix, et la paix un préalable au développement. Mais «si nombre d’entre nous, Ivoiriens du Sud, de l’Est, de l’Ouest, du Centre, du Nord n’acceptons toujours pas de nous pardonner, de nous réconcilier et de vivre ensemble »[2], comment  bâtir ce « patrie de la vraie fraternité » dont parle l’hymne national, et faire face aux défis de l’heure ?

 

Surmonter les différences et les différends

Comment faire cohabiter des différences ou comment surmonter des différends pour une société paisible ? La différence suppose d’abord la mêmeté ; penser la différence entre des partis politiques par exemple, sans percevoir ce qu’ils ont de commun, c’est-à-dire aspirer au pouvoir d’Etat pour assurer le bien-être des citoyens, c’est percevoir un aspect et non la totalité des choses.

Le plus important est de surmonter la contradiction pour faire un, pour trouver un compromis. La contraction est l’essence de la politique. Une politique ou une gouvernance qui n’admet pas la contraction, la pluralité d’opinions n’est pas vitale, elle est amorphe et moribonde. Le Président Félix Houphouët-Boigny parlait toujours d’union et non d’unité.

Selon lui, il faut parvenir à regrouper plusieurs entités au sein d’une totalité après un consensus. Un consensus qui n’est pas forcément conformité, suivisme ou naïveté. Mais plutôt « l’art majeur du pluralisme politique bien compris qui appelle à la prise de conscience par tous que l’intérêt général du pays prime sur les avantages ou les inconvénients ponctuels des uns et des autres »[3].

BAMBA Soualo




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