Bilan du Tchologo Festival 2017/Les maux du Festival relevés par le coordonnateur général


Bilan du Tchologo Festival 2017/Les maux du Festival relevés par le coordonnateur général

publié le Jeudi 06 Septembre 2018 à 19:53:05

Les maux qui font souffrir le Tchologo Festival ont été mis à nu le samedi 1erseptembre 2018 par M. Ouattara Adama, coordonnateur régional dudit festival. C’était à la préfecture de Ferké, lors de la cérémonie de récompense des lauréats de l’édition 2017 de cette activité socioculturelle qui implique les départements de Kong, Ouangolo et Ferké.

Vingt (20) mois après la disparition par accident du Commissaire général du Tchologo festival, M. Coulibaly Metahapenan Lambert, celui qu’il a nommé en 2014, au poste de coordonnateur général du Tchologo Festival sous le sceau de M. Ouattara Toh Marc, chef de cabinet de Guillaume SORO, M. Ouattara Adama, directeur régional de la culture, n’a pas voulu laisser dans l’ombre les imperfections qu’il a constaté depuis lors. 

La cérémonie du jour honore les lauréats d’une 7ème édition dont les lampions se sont éteints depuis le 31 décembre 2017. Et c’est ce samedi 1er septembre 2018, soit neuf mois après, que les champions se sont vus remettre leurs prix. Ce sont autant de faits regrettés par le coordonnateur général. 

Avant de rentrer dans le vif de son intervention, M. Ouattara Adama a sollicité une minute de silence en la mémoire de l’illustre Commissaire général du Tchologo Festival qu’a été Coulibaly Coulibaly décédé deux jours après la tombée de rideau sur l’édition 2016 du dit Festival, dans un accident de voiture le lundi du 02 janvier 2017, sur le chemin en provenance de Ferké pour Abidjan. 

Près de deux ans plus tard après cette disparition tragique du Commissaire Coulibaly Lambert, M. Ouattara Adama, son coordonnateur général est monté au créneau à la faveur de cette cérémonie de remise de récompense, pour faire ce qui s’apparente à un rapport de présentation de bilan du Tchologo Festival. Au regard du diagnostic fait par celui-ci, c’est un tableau pas trop reluisant d’un gigantesque festival à cheval sur trois grands départements, qui se voulait à la hauteur des défis culturels et touristiques que regorge la région du Tchologo.

L’homme de culture a mis son temps de micro à profit pour déplorer tout haut ce qu’il faut désormais proscrire, si l’on veut aspirer à une meilleure politique culturelle au profit d’un Tchologo Festival plus attrayant et plus touristique. 

Qu’est ce qui a motivé ce carton rouge brandi par cet homme de culture qui a mérité la confiance de feu Lambert Coulibaly à la tête de la coordination générale de ce festival ? La réponse à cette préoccupation se trouve dans les difficultés qu’il a bien identifiées et qui entachent, selon lui, l’organisation de ce festival. 

D’abord, le trop grand écart de temps entre la fin des compétions et la date pour satisfaire les bénéficiaires des différents concours, n’est pas du tout apprécié par le coordonnateur régional : « Le retard excessif dans la remise des prix des lauréats du festival à chaque édition, soit un an après, les prix de l’édition 2017 ne sont pas encore attribués et les lauréats s’impatientes depuis janvier », a-t-il fait remarquer et déploré.

 

Ensuite, il a regretté successivement le début tardif des activités préparatoires du festival, l’absence de siège du festival à Ferké, l’absence de séminaire bilan élargi aux membres du comité d’Abidjan et de Ferké pour évaluer les forces et faiblesses du festival. D’autres points ont été désapprouvés et soulignés en rouge par M. Ouattara Daouda. Ce sont entre autres, l’absence d’un commissaire général avec un mandat clair, et la détermination d’un budget conséquent du festival, ainsi que l’absence de perspective en vue d’élaborer un plan directeur organisationnel du festival et des éditions à venir.

 

Certes, a été sobre cette cérémonie, mais elle a tout de même enregistré un bon paquet de petit monde qui n’a cependant pas fait le plein de cette salle d’environ 150 places. Au sein de ce modeste public, l’on a noté les représentants de certains lauréats absents. Des bénéficiaires sont venus également accompagnés de leurs parents et amis. Au titre des autorités, le Président du Conseil régional, M. Lassina Cardosi, par ailleurs président du conseil d’administration du Tchologo Festival et le député de Ferké sous-préfecture, M. Ouattara Kawéli, n’ont pas manqué à ce rendez-vous. Ainsi que la députée suppléante de Ferké commune, madame Sylla Djénéba, qui a vu assis à ses côtés, M. Yéo Daouda, conseiller municipal.

 

Tous ces officiels ont été témoins de l’exposé du coordonnateur dont la dernière articulation a porté sur des observations. Il a souhaité voir réétudier l’implication des élus et des cadres dans l’organisation du festival, encourager et motiver le comité local d’organisation.

Aux dires de l’homme de culture, afin de dynamiser le Tchologo festival et de lui donner son image escomptée et d’instrument de promotion du label et modèle Guillaume SORO culturellement, des reformes s’imposent.

 

Idrissa Maiga




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