Abobo / Tehfour Koné candidat à la mairie : « Abobo aux Abobolais pour la transformation sociale de leur vie »


Abobo / Tehfour Koné candidat à la mairie : « Abobo aux Abobolais pour la transformation sociale de leur vie »

publié le Lundi 17 Septembre 2018 à 04:41:54

Ce samedi 15 septembre 2018 a eu lieu sur la place publique du Centre culturel d’Abobo le lancement de la sixième édition de l’opération gratuite de cure herniaire. L’honorable Koné Tehfour, candidat déclaré à la mairie d’Abobo en est l’initiateur et l’ONG la Vie de Monsieur Soro Simon le maitre d’œuvre. Dans son discours qui est pratiquement un programme de campagne, le candidat à la mairie d’Abobo, Koné Tehfour, démontre comment avec de la volonté et de la responsabilité, on peut améliorer l’existence et la vie des populations. Dans ce programme clair et concis, le candidat Koné Tehfour propose des solutions au plan éducatif, au plan sanitaire et au plan de la gestion des ressources allouées à la commune. Après son discours insufflé du fond du cœur, en tant que fils d’Abobo, le candidat Tehfour Koné connait véritablement les problèmes de sa commune ainsi que les priorités et attentes des populations.

Ci-dessous de larges extraits de son discours : 

« (…) Je veux saluer ici le député Soro Kanigui Mamadou, représentant de Son Excellence Soro Kigbafori Guillaume avec sa forte délégation de députés. Je voudrais vous saluer. Votre présence ici dans ma commune d’Abobo est le gage qu’à Abobo, tout est possible, que les enfants d’Abobo, les enfants des pauvres peuvent devenir des autorités (applaudissements). Et vous êtes venus ici pour nous dire que si à Abobo la solidarité prend le pas sur toutes les actions, tous les enfants d’Abobo peuvent réussir, je vous remercie.

Chers papas, chefs de communauté, chefs de village, je me souviens qu’au début, quand je suis rentré au Parlement et que je menais de petites actions sociales, certaines personnes me décourageaient mais vous, chaque fois qu’on se retirait, c’est bien vous qui m’encouragiez et qui me disiez que si tu as pu faire opérer 100 personnes aujourd’hui, la prochaine fois tu pourras faire opérer 50% ; et petit à petit, comme l’oiseau fait son nid, tu feras ton nid. Et vous m’avez dit, il n’y a pas longtemps que le nid est prêt, que le nid est achevé, je voudrais vous en remercier  (applaudissements).

Chers papas Imams et pasteurs, chefs religieux, je voudrais vous saluer parce que votre présence ici témoigne des conseils que vous m’avez donnés et que j’ai suivis à la lettre. Je pense être sur la bonne voie. Si je n’avais pas écouté vos conseils tirés des Livres Saints, la Bible et le Coran… Vous m’avez souvent dit : «  mon fils, la politique est une action divine et que la politique doit inclure la crainte de Dieu, l’amour entre les humains ; et que si vous aimez l’homme, et que vous craignez Dieu, vous serez un bon politicien. »

Oui j’ai suivi vos conseils. Un brin des résultats vous a été présenté mais je veux aller plus loin, c’est pour cela que je veux vous demander de me soutenir, de ne pas baisser la garde. Je suis rentré au Parlement alors que nous ne savions même pas qu’à la Mairie d’Abobo il y avait un budget. Ici à Abobo, chaque fois que tu te rends à la mairie, on te dira il n’y a pas de budget, il n’y a pas d’argent au service social. Les gens sont obligés de venir me voir pour expliquer leurs problèmes et quand je leur dis que je ne suis qu’un député et que le député n’a pas de moyens, les populations me répondent : « Est-ce que ce n’est pas dans les mêmes conditions qu’un maire que tu as été élu ? Pour nous, il n’ y a pas de député, il n’y a pas de maire, il y a un élu.» Je me suis donc soumis à votre volonté et j’ai fait ce que je devrais faire.

Mais à l’Assemblée nationale, je suis allé rencontrer des amis, je voudrais vous présenter un seul parmi ceux-là. Et je souhaiterais que les autres députés présents se reconnaissent à travers celui que je vais présenter. C’est le représentant du Président de l’Assemblée nationale qui est présent ici, le député Soro Kanigui Mamadou (applaudissements nourris). J’ai été élu ici à Abobo en 2011 en tant que député suppléant, et c’est ma titulaire qui siégeait à l’Assemblée nationale ; et moi je suis resté enseigné ici à Abobo. Quand, à la faveur de la dissolution du gouvernement le 22 novembre 2012, je suis rentré au Parlement, j’ai rencontré un jeune député également, Monsieur Soro Kanigui Mamadou, qui m’a dit : «  tu viens d’arriver, nous sommes en train de mettre un mouvement en place, nous sommes en train de recenser les députés jeunes pour qu’ensemble nous puissions mutualiser nos expériences, nos réflexions. » Nous avons travaillé et il m’a dit le plus souvent que le leadership est individuel et se construit individuellement. Je voudrais aujourd’hui lui dire infiniment, merci pour l’encadrement à l’Assemblée nationale mais infiniment merci pour le coaching. Aujourd’hui Soro Kanigui Mamadou doit être fier de voir son poulain prendre la parole devant ses parents pour leur dire que le produit que vous avez aimé a été façonné à l’Assemblée nationale avec vos bénédictions et vos prières.

Mais à l’Assemblée nationale, j’ai également rencontré un frère que je voudrais qu’on salue une fois de plus très fort, M. Soro Kanigui Mamadou. A travers lui, je veux dire infiniment merci au Président de l’Assemblée nationale, le Président Guillaume Soro qui m’a vu travailler et qui m’a dit comme un papa vient de le dire dans sa prière, ‘’seuls, ce sont les initiés qui regardent les poussins d’un jour et savent quel est le poussin qui deviendra coq et quel est le poussin qui deviendra poule ‘’ (applaudissements).

Il m’a dit : ‘’si tu continues sur cette lancée, si tu penses plus à ta population qu’à toi-même, ta population va t’élever’’ (applaudissements). Aujourd’hui, je suis ici devant vous pour vous dire infiniment merci. Et vous dire, ici à Abobo, lutter contre les microbes, c’est à l’école y compris les écoles primaires pour accueillir les enfants des pauvres. Allez-y au quartier BC, il n’y a pas d’écoles primaires publiques ; allez à Belleville, il n’y a pas d’écoles primaires publiques ; allez-y à Bocabo, il n’y a pas d’écoles primaires publiques (applaudissements). Allez-y dans les nouveaux quartiers, il n’y a pas d’écoles primaires publiques alors que la loi de la décentralisation, la loi de 2003 - 208 portant répartition et transfert des compétence de l’État aux collectivités locales, dit que si le Président de la République ne peut pas être vu partout, le budget qui est voté à l’Assemblée nationale à travers la loi des finances devait être reparti dans les communes, les régions et les districts pour que l’action du Président de la République qui a été dévolue au Maire qui est un acteur de développement, en seize points, prenne en compte l’éducation de base, l’école préscolaire et l’école primaire. Cela est accompagné d’une ligne budgétaire pour que les écoles soient construites. Si chaque année, on avait construit une seule école primaire publique à Abobo, on aurait eu au moins dix-sept écoles. Alors que cela est possible (applaudissements). La loi de décentralisation dit que le maire doit être celui qui soigne sa population. On lui a donné un budget ; soigner sa population c’est quoi ? C’est multiplier les centres de santé communautaires de proximité. A Abobo, nous en avons que 13 pour combien de population ? Pour une population de plus de 2.5 millions d’habitants. Avec un seul mandat, nous pourrons multiplier le nombre de centres de santé communautaires et ainsi passer de 13 à 26 (applaudissements).

Mais mieux en dotant l’existant de blocs opératoires pour qu’on ne transporte plus nos mamans, nos sœurs, nos femmes dans des brouettes, des pousse-pousse pour regagner les hôpitaux généraux d’Abobo- Sud ou d’Abobo –Nord. Il faut améliorer le plateau technique. Tout ceci est inscrit dans les lignes budgétaires. Il suffit seulement dans la mise en œuvre de la gouvernance locale de mettre en œuvre quatre principes fondamentaux : le premier principe, c’est la responsabilité. Quand on t’a confié quelque chose et que tu n’es pas responsable, tu ne peux pas réussir ta mission. Le deuxième principe, la transparence ; ce qu’on t’a donné pour les gens, il faut  leur donner l’information. Il faut que les gens sachent qu’à Abobo ici chaque année, quel est le montant du budget alloué à la commune. C’est la transparence. Le troisième principe, c’est l’État de droit

 

Quand on t’a voté et que tu es devenu maire ou député, tu n’es pas mieux que ceux qui t’ont voté. Vous avez le même sang qui coule dans vos veines (applaudissements). Vous êtes tous même chose et tu dois les traiter comme tes parents. Et c’est ce que j’essaie de démontrer ici à Abobo. Tous les malades qui viennent à moi, je ne cherche aucunement à savoir qui tu es, tu es de quelle ethnie ou de quelle profession religieuse ; je les soigne parce que ce sont des êtres humains. Le quatrième principe fondamental, c’est la participation citoyenne. Le budget qui vient à la mairie est un budget qui appartient à tout le monde, à tous les citoyens de la commune. Il faut qu’ils sachent le montant exact et son utilisation. Il faut aussi recueillir leurs avis afin d’en définir leurs priorités. Quand tu veux aider quelqu’un et que tu ne sais pas de quoi il souffre, que tu ne connais pas ses priorités, tu ne peux pas lui adresser une réponse pour la transformation sociale de sa vie.

Les gens ne savent pas qu’ici à Abobo, les femmes ont besoin d’améliorer leurs activités génératrices de revenus (applaudissements), parce qu’Abobo ce sont les femmes qui ont restauré la dignité des hommes. Les hommes sortent tous les matins pour aller chercher le gagne-pain quotidien en dehors de la commune. Les femmes sont obligées de rester auprès de leurs enfants. Et quand les enfants ont faim, elles sont toutes obligées de mener une petite activité commerciale afin de pouvoir nourrir la famille. A la mairie d’Abobo comme dans toutes les mairies de Côte d’Ivoire, il y a une ligne budgétaire qui s’adresse à l’amélioration des activités génératrices de revenus des femmes. Mais mieux, si le budget n’est pas suffisant ; à Abobo, il y a des cours partout et ces maisons sont soumises à un régime d’imposition, l’impôt foncier. Et la loi dit que quand vous payez les impôts, c’est l’argent des impôts qui doit servir à construire des écoles, à construire les hôpitaux, à construire les routes. N’y a-t-il pas ici à Abobo des maisons qui payent les impôts ? Pourquoi Abobo ne peut pas être doté d’infrastructures routières dignes de ce nom ? Pourquoi ?

Il faut un enfant d’Abobo qui connait les lois, qui a voté les lois et qui est remonté par la non mise en œuvre de la gouvernance locale (applaudissements), et je me propose à vous parce que je connais la loi, j’ai voté la loi. La mise en œuvre de la gouvernance locale se fera à partir de cette année 2018 ici à Abobo pour construire les routes. Même quand on ne peut pas bitumer une route, il faut la reprofiler. Il faut décongestionner le service technique de la mairie pour qu’il  se retrouve dans les nouveaux quartiers où il n’y a pas de routes. Il faut acheter des machines avec le budget d’investissement. Ah donc, il  y avait budget d’investissement ! À quoi ça a servi pendant des dizaines d’années ? On ne va pas chercher des poux dans les cheveux mais nous disons qu’à partir de 2018, Abobo aux Abobolais pour la transformation sociale de leur vie.

Je vous remercie !

Propos recueillis et retranscrits par Louis Konan




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