Abobo / Soro Simon, Président de l’ONG La Vie : « nous devons refuser les parachutés à Abobo »


Abobo / Soro Simon, Président de l’ONG La Vie : « nous devons refuser les parachutés à Abobo »

publié le Lundi 01 Octobre 2018 à 11:06:26

« Koné Tehfour vous êtes le fruit de l’inspiration d’une jeunesse, une jeunesse qui veut grandir, une jeunesse qui veut s’affirmer, une jeunesse qui veut sortir de la pauvreté, une jeunesse qui aspire demain devenir des cadres d’Abobo. »

Le Président de l’ONG La Vie, Monsieur Soro Simon, était, ce vendredi 28 septembre 2018, aux cotés de l’honorable Tehfour Koné, candidat indépendant à la mairie d’Abobo. Soro Simon était aux cotés de Tehfour Koné pour deux raison : la première, en tant que partenaire, le Président de l’ONG La Vie était présent au quartier général (QG) de campagne de l’honorable Tehfour Koné pour le lancement de la 7ème Edition de la Cure herniaire qui doit prendre en compte en cinq jour 200 malades sur les 600 inscrits sur la liste de l’honorable ; la deuxième raison, Soro Simon est venu apporter son soutien à son ami et frère Tehfour Koné en ce jour d’ouverture officielle de la campagne électorale pour les municipales d’Abobo

Ci – dessous de larges extraits de sa communication :

Je suis heureux de vous voir ici, tous émus de voir votre candidat. Et sous cette pluie, vous avez accepté de vous réunir ici pour accompagner l’honorable Koné Tehfour. Je veux saluer Koné Tehfour parce qu’il donne encore l’occasion aux malades de la hernie, il donne l’occasion à la population d’Abobo, il donne l’occasion à ces malades d’améliorer leur santé. Oui, nous avons à notre compteur 820 malades déjà opérés. Hier, j’étais avec l’honorable lorsqu’il m’a dit ‘’ Simon, nous rentrons en campagne mais je ne veux pas aller avec 820 personnes opérés déjà sur mon compteur’’, c’est pourquoi il  a accepté que pour cette 7ème Edition nous puissions passer de 820 à 1020 personnes opérées de la hernie. Honorable, je veux vous saluer et vous remercier pour cette politique qui touche les populations. Cette politique pour l’amour du prochain.

Permettez-moi de m’adresser à ces malades. Oui, chers malades, l’honorable n’a pas attendu d’être maire pour vous soulager, il ne vous a pas fait de promesse en vous disant : ‘’ votez-moi et après je vais vous soigner’’. Il vous a opérés gratuitement. Le moment est venu pour que chacun de vous ; chacun de vous, pris individuellement, dans sa communauté, chez lui à la maison, qu’il sorte le jour du vote avec le maximum de personnes pour prouver sa reconnaissance à l’honorable Koné Tehfour. Au soir du 13 octobre, que nous soyons réunis ici pour fêter non seulement pour la victoire mais fêter aussi votre guérison. Honorable comme je l’ai toujours dit, je suis Président d’une ONG et c’est vrai que les ONG ne font pas de la politique mais vu le sens élevé de votre politique, j’ai décidé de faire votre politique, la politique qui touche l’être humain ; la politique qui apporte une valeur ajoutée à la vie de l’être humain, c’est cette politique, que nous voulons faire. Nous ne voulons plus qu’Abobo continue de sombrer dans la précarité.

J’ai été heureux de voir aujourd’hui, au-devant de la scène nos mamans, nos jeunes sœurs, nos grandes sœurs, l’ouverture de cette campagne n’est plus pour l’honorable Tehfour mais l’ouverture de cette campagne c’est votre combat, parce que chacune de vous doit pouvoir rassembler le maximum d’électeurs pour permettre à votre frère, à votre  fils, à votre grand-frère de pouvoir passer le cap. C’est pourquoi, vous êtes tous réunis ici, chacun a sa mission et cette mission doit s’accomplir parce que, Abobo, aujourd’hui, a un digne fils, un fils qui a refusé de rentrer dans la forfaiture pour la dignité de sa commune. Je veux que vous l’applaudissiez (applaudissements). Oui, honorable, l’exemple de votre personne, l’exemple que vous donnez à cette nouvelle génération de la commune d’Abobo est fort, c’est pourquoi, je vais demander ici à tous mes malades, tous les malades qui ont été gratuitement opérés de la hernie de mener le combat de la réussite, de l’élection, le combat de la victoire d’Abobo, le combat du soulagement d’Abobo, la fin de la souffrance du peuple d’Abobo (applaudissements).

Je parle avec sincérité et je veux dire à nos mamans, il y a assez de promesses pendant ces jours et cela va s’accentuer, mais sachez que les gens ne peuvent pas venir vous dire votez et moi et en retour je vous donnerai tant. Mais pour te donner quelque chose, il faut qu’il soit sûr qu’il va gagner. Parce que s’il dit votez moi, je vais vous donner demain quelque chose ; il vous promet, on vous donne 10 000, vous vous recensez mais 10 000 sur 5 ans, c’est quoi ? C’est vrai les gens se moquent d’Abobo, les gens se foutent de la population d’Abobo : les gens jouent avec la misère d’Abobo (applaudissements). Comment on peut penser que 10 000 peut apporter le bien-être à une personne à Abobo. Chers parents, réveillons-nous, l’heure est arrivée pour que chacun de nous puisse s’exprimer. C’est pourquoi votre fils a pris son courage à deux mains pour se présenter à cette élection et être l’espoir d’Abobo. Oui, Koné Tehfour est l’espoir d’Abobo. Il n’a pas décidé d’être candidat pour perdre l’élection. Il a refusé les promesses de 2 milliards Cinq cent mille francs qu’on lui a faites, le poste de PCA, il a refusé parce qu’il veut sortir Abobo de sa pauvreté (applaudissements) . Et ça, c’est important. C’est pourquoi quand l’honorable devait faire le lancement de sa campagne, il m’a dit : ‘’ Simon, à l’heure actuelle, ‘’j’ai besoin de bénédictions, c’est vrai il est important de faire un lancement mais quand j’imagine que j’ai encore 600 malades sur ma liste, je ne pense pas qu’il est opportun de faire un lancement, la primauté pour moi c’est d’opérer 200 personnes sur la liste des 600’’. Je veux vous saluer (applaudissement).

Je vous salue parce qu’on a compris votre sens de l’humain. Pour vous dire que l’honorable Tehfour avec ses maigres moyens a un bilan satisfaisant. Il arrive et nous populations d’Abobo devons contribuer à l’aider et non contribuer à le faire sombrer. C’est pourquoi chacun doit se demander chaque matin, est-ce que j’ai pu convaincre dix personnes pour voter en faveur de Koné Tehfour (…) Vous tous ici rassemblés, vous êtes d’ores-et-déjà des directeurs de campagne. N’attendez pas que Koné Tehfour sorte de l’argent pour donner individuellement à chacun de vous parce qu’il n’en a pas. S’il avait ces millions, on allait opérer tous les 600 malades qui souffrent. C’est pourquoi, il faut avoir la main sur le cœur et que chacun de vous contribue. Et cette contribution doit permettre à l’honorable de s’assoir à la mairie et de continuer de vous aider (applaudissements).

Je vais terminer par nos mamans. Chères mamans, votre fils, il est né d’une mère, il a connu la souffrance, il sait combien de fois sa mère a souffert ; il sait combien de fois il a trébuché pour lui permettre aujourd’hui de faire la fierté d’une commune. C’est pourquoi je veux vous dire, les gens viennent, ils disent on va vous donner 50 000 mais prenez 10 000 d’abord  et après l’élection on va vous donner 50 000, envoyez votre carte on va vous recenser. Aujourd’hui, ce que la femme veut Dieu veut, c’est pourquoi partout où vous allez passer, dans les marchés, même si votre mari est contre Tehfour, le jour où il se couche dans votre lit, il faut lui passer la main deux fois sur la poitrine, il va changer, il va changer … (applaudissements nourris) il va devenir un Tehfour. Utilisez toute sorte de méthode pour que nous puissions arriver là où nous devons arriver.

Chères mamans, chères filles, chères sœurs, vous êtes toutes en mission. Allez –y fouillez, bêchez, ne laissez nulle part où la main ne passe et ne repasse. Allez-y, présentez votre candidat, la terre est fertile, on a besoin de semences pour pouvoir récolter demain notre semence. Si on vous donne 100 000 prenez et bouffez mais ne laissez pas ce jeune et beau garçon, fils d’Abobo (...)

Koné Tehfour vous êtes le fruit de l’inspiration d’une jeunesse, une jeunesse qui veut grandir, une jeunesse qui veut s’affirmer, une jeunesse qui veut sortir de la pauvreté, une jeunesse qui aspire demain devenir cadre d’Abobo. On avait l’impression qu’il n’y avait pas de cadres à Abobo. Aujourd’hui, vous donnez l’exemple d’une personnalité d’Abobo qui peut gérer Abobo. Vous êtes l’espoir de cette communauté, de cette commune, c’est pourquoi nous devons refuser les parachutés à Abobo, Abobo est fatigué des parachutés parce que quand un parachuté tombe dans une forêt il se perd et il n’a pas de boussole pour s’en sortir. Quand vous n’avez pas de boussole, vous vous perdez et vous perdez l’élection (applaudissements). Parce que vous ne connaissez pas la forêt d’Abobo.

Chers parents, je voudrais m’arrêter ici et vous dire que vous êtes tous en mission. Allez chercher des électeurs, c’est de vos électeurs que nous avons besoin actuellement. On a besoin d’eux pour changer le visage d’Abobo et Abobo a besoin de changement.

 

Je vous remercie

Propos recueillis et retranscrits par Louis Konan




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