Abobo - Guillaume Soro à Soro Kanigui : « Va dire aux populations d’Abobo que j’ai choisi comme candidat Koné Tehfour à Abobo ! »


Abobo - Guillaume Soro à Soro Kanigui : « Va dire aux populations d’Abobo que j’ai choisi comme candidat Koné Tehfour à Abobo ! »

publié le Lundi 17 Septembre 2018 à 03:05:57

Le député Soro Mamadou Kanigui a représenté, ce samedi 15 septembre 2018, le Président Guillaume Kigbafori Soro à la cérémonie officielle du lancement de la 6ème Edition de l’opération de la cure herniaire à Abobo. 6éme Edition initiée et organisée par l’honorable Tehfour Koné, candidat à la mairie d’Abobo, en partenariat avec l’ONG La Vie que préside Monsieur Soro Simon.

Cette cérémonie festive a été l’occasion pour Soro Kanigui de transmettre le message du Président de l’Assemblée nationale, SEM. Guillaume Kigbafori Soro, à son collaborateur et ami, Tehfour Koné. Sans langue de bois, le député Soro Kanigui a fustigé le comportement de certains candidats adversaires de Koné Tehfour, qui excellent depuis cette période de pré-campagne dans le chantage, la délation, la manipulation et la menace.

Ci-dessous le message de Guillaume Soro transmis fidèlement par l’honorable Soro Kanigui Mamadou :

« Messieurs les députés, Monsieur le chef de cabinet du Président de l’Assemblée nationale, Monsieur le conseiller spécial du Président de l’Assemblée nationale, honorables chefs coutumiers, chefs  religieux, chères mamans

Aujourd’hui, je suis venu pour transmettre un message. Et je vais être court, concis et précis parce que l’histoire de notre commune et de notre pays l’exige. Nous avons écouté un brillant discours de notre frère ami, enfant, Koné Tehfour mais moi je suis venu pour transmettre un message. Et ce message, celui qui m’a demandé de le transmettre a souhaité qu’il soit limpide et très clair (applaudissements).

Mesdames et messieurs, chères populations d’Abobo ; mesdames et messieurs chères populations ivoiriennes, j’ai l’honneur ici de prendre la parole au nom du Président Soro Kigbafori Guillaume, Président de l’Assemblée nationale, qui m’a dit… j’étais à Korhogo, il m’a dit : « Kanigui, il faut que tu ailles à Abidjan, tu rencontres Touré Moussa, et ensemble mettez une délégation sur pied pour aller passer un message aux populations d’Abobo. » Il m’a dit : ‘’ va dire aux populations d’Abobo que moi Soro Kigbafori Guillaume, j’ai choisi comme candidat Koné Tehfour à Abobo’’ (applaudissements). Je suis venu vous dire qu’à Abobo, le candidat de Guillaume Soro, c’est Koné Tehfour. Point !(applaudissements) Il était déjà venu ici lui-même pour l’affirmer.

Vous savez que la parole du Président Guillaume Soro est rare comme le dit Jeune Afrique, mais à chaque époque de l’histoire de notre pays où la responsabilité interpelle chacun, il prend sa responsabilité. Il est bon quel que soit ce que les Abobolais vont faire le 13 octobre, il est bon que clairement, en allant voter que les Abobolais sachent que le candidat de Guillaume c'est Koné Tehfour. Il a choisi Tehfour pour deux grandes raisons : la première, c’est par rapport à Abobo. Il m’a dit de dire qu’il n’y a pas quelqu’un mieux que lui qui connait l’histoire d’Abobo, de savoir comment Abobo a saigné, comment Abobo a sué pour que chacun de nous soit là, là où nous sommes aujourd’hui. Et, à partir de ce moment, surtout aujourd’hui, quel que soit celui qui va être le choix des populations d’Abobo, il faut que chacun de nous, que chacun des gouvernants retienne que pour ce qu’Abobo a fait, on ne doit pas regarder la tête des individus qui sont à la tête d’Abobo pour arranger Abobo, mais on doit regarder ce que Abobo a fait pour la Côte d’Ivoire pour arranger Abobo (applaudissements).

Il n’est pas bon, il n’est pas décent, il est méchant de dire que si on a choisi X ou Y, on n’arrangera pas Abobo, pendant que les corps d’Abobo sont en train de pourrir encore. Si on reconnait que le pouvoir appartient au peuple et que c’est le peuple d’Abobo qui donne le pouvoir, alors on doit être d’accord de dire quel que soit ce que Abobo va nous proposer, c’est lui qui va faire la gouvernance d’Abobo avec la bénédiction des gouvernants. Mais venir s’arrêter sur le sang, sur la sueur des enfants des gens, si vous ne laissez pas votre fils pour choisir un d’entre nous, on ne fera rien pour vous. Dieu ne vous le pardonnera jamais (applaudissements). 

Vous les hommes de Dieu, en arrivant ici pour passer ce message de Guillaume Soro, j’ai été heureux et ému de vous voir mobilisés en grand nombre. C’est vrai qu’il y a la politique mais ayons la crainte de Dieu. Par-ci, on dit que les femmes d’Abobo sont mortes, par-là, on dit qu’il y a un charnier des enfants d’Abobo, mais la décence, l’honnêteté, la responsabilité historique est que maintenant où nous sommes, qu’on vienne demander humblement aux populations d’Abobo qui vous nous proposer et non qui nous allons vous imposer. Je reprends, la responsabilité exige qu’on vienne dire à Abobo qui vous nous proposer, avec lui on travaillera. Mais ce n’était pas de dire qui on vous impose. Si vous ne le choisissez pas, on ne fera rien pour vous. Pourtant ces mêmes enfants d’Abobo, ces mêmes femmes d’Abobo, hier, ont eu des propositions sous d’autres gouvernements, sous d’autres gouvernants, ils ont dit non, ils ont accepté la misère pour qu’aujourd’hui soit aujourd’hui. Mais un soleil qu’on a demandé ne doit pas venir brûler ceux qui ont demandé le soleil (applaudissements nourris). Donc le principe est clair, il faut donner à Abobo sa place historique, sa responsabilité politique. Il faut le reconnaitre à Abobo et faire en sorte qu’au soir du 13 octobre, quel que soit celui que les populations d’Abobo auront choisi, il faut que nous les gouvernants, reconnaissons que Abobo a tellement travaillé que si Abobo nous propose telle personne, c’est lui qui doit être l’œil du Chef de l’État et non, autre chose. Sortir de ce schéma-là, c’est rentrer dans le schéma de l’injustice. Or la vie de Guillaume est une vie de combat contre l’injustice, c’est pour cela qu’il estime que le temps ne doit plus être un temps de chantage mais plutôt un temps de reconnaissance pour Abobo. Il faut construire Abobo, il faut doter Abobo d’infrastructures socio-économiques. Il faut donner à Abobo tout ce qu’il faut à Abobo pour que, Abobo vive mieux. Il faut reconnaitre à Abobo toutes ses souffrances. Il faut remplacer le discours du chantage par le discours de la reconnaissance. Or si on doit reconnaitre le mérite d’Abobo, la deuxième chose c’est de faire en sorte que les enfants d’Abobo soient en mesure de s’occuper eux-mêmes de leurs parents. Ce n’est pas Kanigui qui doit quitter là-bas pour venir s’arrêter et regarder dans une foule, et dire ‘‘toi, viens, je vais te donner 500 000 F’’ et puis il s’en va. Mais il faut faire en sorte que dans chaque famille, il y ait un enfant qui puisse donner 500 000 F à sa maman, c’est là le débat (applaudissements). Le débat est, est-ce qu’on travaille pour que chaque enfant soit en mesure de prendre ses parents en charge ou bien on travaille pour faire d’Abobo une commune de mendicité à laquelle on donne quelques grains de riz pour la mettre en mission ?

La deuxième chose c’est de travailler à ce que les enfants d’Abobo soient en mesure de prendre en charge leurs parents et de travailler à ce que les parents soient en mesure de nourrir leurs familles. Mais à ce propos, la meilleure façon de montrer à Abobo et aux Abobolais qu’on les aime, c’est de prendre un de leurs enfants méritants et de faire de lui quelqu’un de fort et prendre les enfants en charge et non venir dire ne le prenez pas parce qu’il est pauvre. Si vous le prenez, il va bouffer votre argent. Mais toi-même, où tu étais hier ? C’est avec quel argent tu distribues 500 000F (applaudissements). Au-delà de la mairie, on doit travailler à ce que les enfants d’Abobo aient du travail. On doit travailler à ce que les enfants d’Abobo aient des marchés, on doit travailler à ce que les enfants d’Abobo soient en mesure de construire des belles maisons. Parce que le débat n’est pas qui vient pour dire ‘‘vous voyez je vais construire une belle maison dans votre commune, le débat, c’est dans la commune tu t’en vas construire ta belle maison, est-ce que les autres ont la possibilité de construire aussi de belles maisons (applaudissements). 

Souvent les riches font une erreur, ils pensent que quand ils distribuent de l’argent, ils partagent le bonheur, mais ils ne savent pas qu’à chaque fois qu’ils distribuent trop d’argent, ils montrent aux gens qu’eux seuls ont gardé trop d’argent par devers eux et que les autres n’ont rien eu (ovations nourries). Souvent, c’est cette erreur que l’homme riche commet. Donc il faut travailler à ce que les enfants d’Abobo gagnent du travail, gagnent des marchés s’il y a des responsables politiques de haut niveau pour s’occuper du quotidien de leurs enfants, de leurs femmes et de leurs parents.

La dernière chose, c’est le témoignage que nous sommes venus faire. Tehfour Koné est un brillant jeune homme. Et à l’Assemblée nationale, il a toujours montré qu’il est un brillant élu (applaudissements). Et justement parce qu’il est brillant, le Président de l’Assemblée nationale a appelé Tehfour à ses côtés en tant que conseiller. Quand l’autre Législature est finie, disons-nous la vérité, les députés sont là, témoins, nous sommes tous témoins du travail abattu par Tehfour. Le gouvernement le sait, le Chef de l’État le sait, Guillaume Soro lui-même le sait, mais au moment du choix des candidats, ils ont demandé à Tehfour, Tehfour devait être candidat aux élections législatives, ils ont approché Tehfour comme ils savaient sa côte de popularité à Abobo, ils lui ont dit de se retirer et d’être un suppléant d’une de ses grandes sœurs. Et de lui dire comme de toute façon elle est ministre, c’est donc toi qui va siéger à l’Assemblée. Pour montrer sa bonne foi, il a accepté. Vous êtes tous témoins qu’aux élections législatives, des candidats titulaires ont battu campagne avec des tee-shirts à l’effigie  de Tehfour dans certains quartiers d’Abobo. Et quand les élections législatives sont finies, pour empêcher Tehfour de retourner à l’Assemblée nationale, on a expressément enlevé celle qui était ministre pour la ramener à l’Assemblée nationale pour que Tehfour ne puisse plus retourner à l’Assemblée nationale. Le Président Soro a dû appeler Tehfour pour lui dire viens, tu es un brillant cadre d’Abobo, tu es un brillant cadre d’une commune qui a travaillé pour que la Côte d’Ivoire retrouve la paix aujourd’hui, viens à mes côtés, tu vas être mon conseiller ; s’il est devenu conseiller qu’il a continué à faire son travail et qu’aujourd’hui ses parents lui ont demandé d’être candidat à la mairie, ce n’est pas lui Guillaume Soro qui va dire Tehfour, je ne suis pas d’accord avec toi.

Mes chers frères et chères sœurs, le Président Soro, au-delà des commentaires qui sont les miennes et je les assume (applaudissements), le Président Soro m’a demandé de venir te dire que ton Président de l’Assemblée nationale, ton ami et frère qui est actuellement à Paris te soutient et qu’il sait que tu vas gagner en Octobre prochain (applaudissements).  Il m’a dit aussi de te transmettre une commission. Il semble que si on te choisit, Abobo est perdu. Mais si éventuellement on te choisit et que les choses ne bougent pas à Abobo, c’est que lui Guillaume Soro, il n’est pas en Côte d’Ivoire (applaudissements). Tu peux compter sur lui, tu peux compter sur ses relations, tu peux même compter sur le Chef de l’État. Et tu peux compter sur chacun et chacune de nous venus ici pour réparer avec les populations d’Abobo une injustice et faire en sorte que la grande Abobo, le grand peuple d’Abobo qui a toujours su relever tous les défis pour que la Côte d’Ivoire aille devant, pour que ce grand Abobo se mette debout pour te voter.

 

Que Dieu bénisse la Côte d’Ivoire !

 

Propos recueillis et retranscrits par Louis Konan

 




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