11 Avril 2011 : Une aube nouvelle


11 Avril 2011 : Une aube nouvelle

publié le Mercredi 11 Avril 2018 à 19:21:42

Cinq mois que dure la crise post-électorale de 2010-2011 après le refus de Laurent Gbagbo battu au second tour des élections présidentielles ivoiriennes par Alassane Ouattara de céder le fauteuil présidentiel. La conséquence de cette situation est l’état de sclérose dans lequel la Côte d’Ivoire est plongée ; insécurité, récession, risque épidémiologique…

Toutes les cartes de la négociation ayant été épuisées à travers les médiations de la communauté internationale, d’abord avec l’Union africaine, puis les appels de l’ex-chef de l’Etat des Etats-Unis, Barack Obama, et de Nicolas Sarkozy de la France qui « considère que la protection des civils est menacée», la Résolution 1975 des Nations unies autorise l’ONUCI, la force de maintien et de paix en Côte d’Ivoire, et la force française Licorne, l’usage de la force pour contraindre Laurent Gbagbo à quitter le pouvoir.

 

De son côté, l’égérie de la rébellion de septembre 2002, Guillaume Soro, Premier ministre et ministre de la Défense, à la tête des ex-FRCI (Forces républicaines de Côte d’Ivoire), lance le 28 mars 2011 une offensive militaire, après l’échec des négociations qu’il a initiées de son côté avec Laurent Gbagbo. Comme un filet de pêche, lesdites forces ratissent depuis le nord du pays jusqu’au sud dans la capitale Abidjan où elles rencontrent une opposition farouche des hommes de Laurent Gbagbo avant sa capture le 11 avril.

 

Pour Guillaume Soro, en contraignant le candidat de La Majorité Présidentielle (LMP) à quitter le pouvoir, cela représente un cas d’école pour les antidémocrates et pour l’ensemble des pays africains embarqués à cette même période dans un cycle électoral. Un avis que partage l’ancien Président américain Bill Clinton qui lit dans la chute de Gbagbo un ‘‘signal fort’’ pour les dictateurs du monde entier.

 

De plus, en tant que garant des élections de sortie de crise, aux côtés de Yung-Jin Choi, Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies à l’époque, le Premier ministre Soro ne pouvait cautionner une telle forfaiture. Ce qui laisserait penser en effet que la balade lagunaire en signe de décrispation avec l’ex-président Gbagbo était la preuve d’un arrangement au sommet de l’Etat. 

Aujourd’hui en 2018, à l’insécurité, à la récession, à une éventuelle crise sanitaire, succèdent un climat sécuritaire acceptable, une embellie économique, et un environnement sain.

Bref, la crise sociale qui a débouché sur la rébellion de septembre 2002 pour des élections de sortie de crise, qui elles-mêmes ont enregistré de nombreux exilés et des pertes en vie humaine, se referme peu à peu. 93% des 45 000 Ivoiriens hors de la Côte d’Ivoire, assurait récemment la Ministre Mariatou Koné de la Solidarité, de la Femme, et de la Protection de l’Enfant, sont rentrés et réapprennent à vivre avec leurs concitoyens.

BAMBA Soualo




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