Le Panafricanisme des concrétudes royales de Mohammed VI


Le Panafricanisme des concrétudes royales de Mohammed VI

publié le Mardi 07 Fevrier 2017 à 11:23:10

L’Editorial de Mamadou Djibo, Ph.D,

Philosophy

Le 28e Sommet de l’Union africaine à Addis-Abeba a marqué deux traits du nouveau leadership décomplexé des dirigeants africains auquel Sa Majesté, le Roi Mohammed VI invite chacun à constater. Il y a deux leaders décomplexés parce que profondément panafricanistes, des leaders visionnaires qui ont foi en leur continent, confiance en son avenir de paix, de progrès économique endogène, avisés sur les choix responsables et solidaires par et pour les citoyens africains. Ces deux leaders charismatiques, porteurs du renouveau démocratique et panafricain sont Sa Majesté le Roi Mohammed VI comme Retour de l’Histoire et le Président Paul Kagamé, le leader réformiste d’audace (prochain éditorial). Le retour triomphant du panafricaniste des actes concrets, de ce roi, porteur de la volonté de se rattacher et de perpétuer ainsi, la mémoire heureuse de son grand père, le Regretté Roi Mohammed V, patriote africain, indépendantiste inlassable, déporté par le colonialisme français et qui, jamais n’a renié son combat pour la liberté des fils et filles d’Afrique. Alors, entendre son petit fils, se réapproprier, ce legs de luttes, d’affirmation forte de notre identité politique, incarner notre volonté de bâtir la paix, la solidarité et le développement au service des peuples, protéger leurs droits inaliénables, il y a comme le Retour de l’histoire panafricaine heureuse. « Il est beau, le jour où l’on rentre chez soi, après une trop longue absence ! Il est beau, le jour où l’on porte son cœur vers le foyer aimé ! L’Afrique est mon Continent, et Ma maison. Je rentre enfin chez moi, et vous retrouve avec bonheur ». 

Cet extrait du Discours royal est un pur bonheur partagé, celui des retrouvailles fraternelles des enfants d’Afrique qui ont foi en elle, fiers de leur héritage commun. Ces enfants de foi panafricaine ont mené, générations de patriotes après générations de patriotes, les combats qui valent et qui doivent être livrés. De ce grand projet de Gazoduc Africain Atlantique, initié avec le Nigeria du Président Buhari, le Roi Mohammed VI vise la création du marché régional de l’électricité au service du « développement industriel, de l’amélioration de la compétitivité économique et de l’accélération du développement social ». Lorsqu’on se rappelle que près de 600 millions de foyers africains n’ont pas de source d’énergie électrique, il y a là, raisonnablement, la réalisation d’un puissant levier de création endogène de richesses pour les populations. Il y a surtout cette volonté du Roi Mohammed VI, le Souverain panafricaniste, le constat que la meilleure souveraineté réside dans la sécurité alimentaire pour ne pas dire la souveraineté alimentaire du continent. Aussi, face aux défis et réaménagement stratégique induits par le changement climatique, notre responsabilité générationnelle reste et demeure, l’Adaptation de l’Agriculture Africaine aux dites contraintes. C’est pourquoi l’ « Initiative Triple A » a été promue durant la COP 22 à Marrakech. Cette initiative, parrainée par le Roi lui-même, apportera les fonds nécessaires à la petite agriculture africaine, plus performante pour protéger l’environnement, le cadre de vie et naturellement assurer la sécurité alimentaire au moyen de la gestion rationnelle des sols, la maîtrise de l’eau agricole et la solidarité et toutes les chaînes d’entraides communautaires déverrouillées. Une de ces initiatives qui rappellent la Révolution Verte, chère à Kofi Annan. Les facilités consulaires accordées aux Africains au Sud du Sahara, les bourses d’études, les régularisations massives des sans papiers à l’intérieur du Royaume chérifien, bref, le respect et la promotion des droits de résidence, des libertés des citoyens d’Afrique partout sur le continent, sont autant d’exemples exhibés de ce que j’appelle le panafricanisme des actes concrets. 

Ce panafricanisme opérationnel au service du citoyen africain a trouvé son leader en la personne du Roi pour bâtir, ensemble, un avenir de paix, un avenir solidaire. Une voix forte pour éduquer les populations contre l’intolérance religieuse et les terreurs d’un autre âge au moyen de la formation des Imams.  Les générations de patriotes africains indépendantistes se sont dressées contre le colonialisme et l’avilissement de la personnalité africaine, du dédain jeté sur nos valeurs de civilisation, notre identité, notre dignité et l’accaparement de nos richesses. Bien que ces servitudes ante nous pénalisent gravement encore, il n’en demeure pas moins, que conscients de ces tares et torts infligés, nous pouvons ouvrir un cycle de prospérité partagée pour les citoyens africains en nous attelant à relever les défis qui sont proprement les nôtres. Surtout que l’Afrique d’aujourd’hui, du fait même de l’affaiblissement et de la déshérence des leaderships globaux et ordonnateurs du monde, peut jouir d’une fenêtre d’opportunité. Un tournant décisif à ne point rater avec des Etats forts construits par des chefs forts et décomplexés. Ces chefs là ne mentent pas au peuple africain, pas plus qu’ils n’écoutent des dictées délivrées du lontain.

Les leaders décomplexés sont alors ceux qui ne mettent pas le développement du Continent à la remorque des notations extraverties, de cette théorie malade de la comparaison permanente des données statistiques vides accroc au mercantilisme pour le mercantilisme et de ces processus électoraux qui attendent le juge électoral d’ailleurs pour s’auto-valider. Le Roi Mohammed VI, avec majesté nous rappelle, que ces « leaderships faiblissants venus d’ailleurs s’arrogent le droit de nous dicter leur modèle de croissance ». Comment ceux qui ont perdu la capacité de comprendre les aspirations de leurs peuples comprendraient mieux les aspirations des enfants d’Afrique ? Peuvent-ils prétendre nous connaître mieux que nous-mêmes, nous aimer mieux que nous –mêmes pour nous procurer le bonheur que nous n’avons pas rêvé ? L’ambition du panafricaniste concret, de ce roi fiable, le Roi Mohammed VI, est la construction panafricaine. Avec foi, avec confiance, avec solidarité. Il ne s’agit donc pas comme le Roi l’affirme avec raison, de l’acquisition par le Maroc du leadership en Afrique, mais plutôt « c’est à l’Afrique que le Royaume cherche à donner le leadership ». L’Afrique progressiste est de retour par ses enfants panafricanistes avisés. Pas ces histoires et dogmatismes de droite ou de gauche clientélisés, partisans et donc sectaires. L’Afrique ne doit plus importer le sottisier d’ailleurs. Nos propres turpitudes trouveront leur remède par la médiation ou criminalisation endogène. L’Afrique progressiste est celle qui se rassemble, se réconcilie et s’autoaffirme. 

Belle et constructive élégance royale !




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