BIOGRAPHIE DE GUILLAUME KIGBAFORI SORO


BIOGRAPHIE DE GUILLAUME KIGBAFORI SORO

publié le Mardi 06 Mai 2014 à 12:39:26

 

BIOGRAPHIE DE GUILLAUME KIGBAFORI SORO

 

Né le 08 mai 1972 à Ko?plé (sous-préfecture de Diawala), dans le département de Ferkessédougou, Guillaume Kigbafori Soro est le 06ème président de l’Assemblée Nationale de Côte d’Ivoire. Père de 04 enfants, il est marié à Tagro Sylvie, qui partage sa vie depuis ses années de lutte estudiantine.

Très tôt engagé politiquement, il dirige la puissante Fédération estudiantine et scolaire de Côte d’Ivoire (FESCI), de 1995 à 1998. Par ses talents de tribun hors pair et une grande intelligence politique, il en devient le leader incontesté et le dirigeant le plus éminent de l’histoire de ce mouvement estudiantin. Il a d’ailleurs été élu “Homme de l’année en 1997? par les lecteurs du quotidien pro-gouvernemental « Ivoir’Soir ». Il est régulièrement envoyé en prison à cette époque après des manifestations. Il est même déclaré « Prisonnier d’opinion » en 1995 par Amnesty International. Il e?ectue en tout six séjours carcéraux suite à des soulèvements en milieu estudiantin initiés par le mouvement qu’il dirigeait.

Après son départ de la Fesci, il se rend en France où il poursuit ses études. Ainsi, il fait des études d’Anglais à l’Institut Sully-Morland de l’université de Paris 7 Jussieu et de Sciences Politiques à l’université de Paris 8 Saint Dénis

En décembre 1999, avec le FIEF, Forum international des étudiants francophones qu’il fonde, Guillaume Soro est membre de l’alliance des forces vives qui tentent de convaincre le général Guéi de ne pas s’incruster au pouvoir, après son coup d’état réussi contre le président Bédié. Il s’oppose frontalement au général Guéi et s’allie à Alassane Ouattara et au RDR lorsque le général Guéi prend la décision d’exclure ce dernier de l’élection présidentielle d’octobre 2000.

Ainsi, le 27 octobre 2000, au moment où Laurent Gbagbo prêtait serment à l’issue d’une  présidentielle contestée, des blindés encerclaient la résidence d’Alassane Ouattara et ouvraient le feu sur les éléments de sa sécurité.

A l’intérieur, se trouvaient Guillaume Soro et le carré des derniers ?dèles, décidés à défendre la résidence et ses occupants, jusqu’au bout. Témoignage de son courage et de sa loyauté envers le couple Ouattara, Soro est blessé au bras gauche pendant les combats et saigne abondamment. C’est Mme Dominique Ouattara elle-même, qui se charge de le soigner et lui fait un pansement qui arrête l’hémorragie.

En décembre 2000, il est colistier de Mme Henriette Dagri-Diabaté, Secrétaire général du RDR, pour les élections législatives à Abidjan-Port Bouët. Bien que la Commission électorale nationale indépendante ait déclaré M. Ouattara éligible au poste de député, la Cour Suprême rejette sa candidature, entrainant de facto le boycott des législatives par le RDR. Les manifestations organisées par le RDR pour réclamer la réhabilitation de son président et sa participation aux élections, sont réprimées dans le sang.

Guillaume Kigbafori Soro choisit alors d’aller en exil au Burkina Faso. De 2000 à 2002, il vit au Pays des Hommes Intègres, sous la protection du président Blaise Compaoré. Ceci explique la profonde amitié qui lie les deux personnalités.

En septembre 2002, à la faveur d’une tentative de coup d’état qui se mue très vite en rébellion armée, Guillaume Soro apparait à la tête du Mouvement Patriotique de Côte d’Ivoire. Il en est le Secrétaire général. Puis en 2003, il devient Secrétaire général des Forces nouvelles de Côte d’Ivoire, qui regroupe les trois mouvements rebelles (MPCI, MPIGO,MJP) qui contrôlent le Centre, le Nord et l’Ouest du pays.

En 2003, après l’accord de Linas Marcoussis (France), Guillaume Soro fait son entrée au gouvernement dit de réconciliation nationale. Il y restera malgré quelques remous, changements de gouvernement et changements de postes jusqu’en mars 2007.

Ainsi :

-De mars 2003 à décembre 2005, il est Ministre d’Etat, ministre de la Communication.

-De décembre 2005 à mars 2007, il est Ministre d’Etat, ministre chargé de la Reconstruction et de la Réinsertion.

En 2007, à la faveur de l’Accord politique de Ouagadougou, signé parles Forces Nouvelles et Laurent Gbagbo, Guillaume Kigbafori Soro est nommé Premier ministre de la république de Côte d’Ivoire le 29 mars, avec pour charge principale la sortie de crise et l’organisation des élections. Il conduira le gouvernement et l’ensemble des forces politiques ivoiriennes au premier tour de l’élection présidentielle du 30 octobre 2010. De l’avis général, cette élection fut la plus transparente et la plus ouverte de l’histoire de la Côte d’Ivoire. Elle fut également l’une des plus chères et l’une des plus surveillées au monde. Pour le second tour, il réussit à faire accepter un débat face-à-face entre les deux candidats retenus : Alassane Ouattara et Laurent Gbagbo. Une première en Afrique noire francophone !

À l’issue du second tour de l’élection présidentielle en novembre 2010, il reconnaît la victoire d’Alassane Ouattara désigné par les urnes et s’oppose ainsi à la ré-investiture de Laurent Gbagbo comme président.

Il remet donc le 4 décembre 2010 sa démission et celle de son gouvernement à Ouattara avant d’être reconduit à son poste par celui-ci. A sa fonction ancienne de Premier ministre, le nouveau Président ajoute celle, nouvelle, de Ministre de la Défense.

En tant que Premier Ministre, Ministre de la Défense, Guillaume Kigbafori Soro coordonne avec une e?cacité réelle les actions civiles et militaires qui ?nissent par aboutir à la chute du régime de  Laurent Gbagbo et à l’arrestation de ce dernier.

Lors des élections législatives, auxquelles il prend part, Guillaume Soro est élu député de Ferkessédougou-Commune le 11 décembre 2011 avec 99,06% des voix. Dès la proclamation dé?nitive des résultats des élections législatives par la Commission électorale indépendante (CEI), il choisit de quitter son poste de Premier ministre, après avoir passé neuf années au sein de l’Exécutif. Le 08 mars 2012, il remet sa démission au président de la République.

Après sa démission de la Primature, il est élu au Perchoir le 12 mars 2012 avec 94.77% des voix. Il devient ainsi le Président de la Deuxième législature de la Deuxième République.

Au cours de sa carrière politique, Guillaume Kigbafori Soro aura échappé à six tentatives d’assassinat. Les deux plus marquantes sont certainement le guet-apens dans lequel il est tombé dans l’enceinte de la Radiodi?usion Télévision Ivoirienne (RTI) le 27 juin 2003 ainsi que l’attentat du 29 juin 2009 contre le Fokker 100 qui le transporte.

A la RTI, sous le prétexte de l’inviter à faire une visite des locaux, la Direction Générale d’alors le fait encercler à l’in?rmerie de la maison de la télé par 300 jeunes patriotes armés. Ils s’apprêtaient à incendier le bâtiment avec lui, quand il en est extrait de justesse.

A Bouaké, lors de l’atterrissage de l’avion dans lequel il se trouvait, plusieurs roquettes et des balles de mitrailleuses lourdes ont été tirées sur lui. Quatre membres de son équipe décèdent et plusieurs autres sont grièvement blessés.

Son engagement et sa constance dans son combat pour la démocratie lui ont valu plusieurs décorations nationale et étrangère. Ainsi il fut élevé à la dignité de Grand Officier de l’Ordre National de Côte d’Ivoire (2011) et fait Grand Croix de l’Ordre National du Mérite du Sénégal (2013).

Il est également auteur d’un livre: « Pourquoi je suis devenu un rebelle », paru en 2005 aux Editions Hachette.

 

Pour Guillaume Kigbafori Soro, le destin des Hommes n’appartient qu’à Dieu. Et la sagesse consiste à se frayer un chemin vers son destin et d’en accepter les fortunes et les vicissitudes.

 

Auteur du livre « Pourquoi je suis devenu un rebelle », paru aux Editions Hachette 




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