19 septembre 2002 - 19 septembre 2018 : Guillaume Kigbafori Soro,  16 ans d’épreuve et de maturation politique


19 septembre 2002 - 19 septembre 2018 : Guillaume Kigbafori Soro,  16 ans d’épreuve et de maturation politique

publié le Mercredi 19 Septembre 2018 à 02:25:06

16 ans. Cela fait exactement 16 ans aujourd’hui, qu’un groupe de jeunes ivoiriens, a décidé de créer un choc pour interpeler les consciences nationales sur un certain nombre de dérives qui s’éteint enracinées dans le pays.  Pendant ces 16 ans, Guillaume Kigbafori Soro stratège de haut vol et fin tacticien politique, au fil des épreuves affrontées avec courage et sérénité, a réussi à démontrer sa carrure d’homme d’Etat. Il a su gagner le cœur de ses compatriotes qui, au début n’avaient pas compris le sens de son action. Son amour pour la liberté et la dignité des Ivoiriens et des habitants de la Côte d’Ivoire, a toujours été la boussole de ses actions. Et c’est cet amour passionnel pour son pays, qui lui a donné la force et l’endurance nécessaires pour accomplir toutes les tâches qu’il s’est assignées depuis le déclenchement de l’insurrection armée jusqu’aux pourparlers de paix et sa nomination au poste de Premier ministre chargé du processus de sortie de crise.

De ses nombreux voyages à Lomé, Marcoussis, Accra, Ouagadougou et Pretoria de 2002 à 2007, l’on retient que Guillaume Soro a travaillé avec acharnement pour le retour de la paix en Côte d’Ivoire. Et ce, souvent au prix de sa vie. L’on se souvient de l’attaque contre son avion le 29 juin 2007 sur le tarmac de l’aéroport de Bouaké qui a couté la vie à plusieurs de ses proches et collaborateurs.

Après la crise postélectorale engendrée par le refus d’un camp de se soumettre au verdict des urnes, l’Etat de Côte d’Ivoire est sortie totalement déstructuré. L’administration, la justice, l’économie, la sécurité, la cohésion sociale tout était en lambeaux. La réconciliation nationale était devenue un impératif, sans oublier le rétablissement des liens d’amitié et de coopération avec les pays voisins, les institutions étrangères et les partenaires au développement.

Reconduit à la tête du gouvernement par le nouveau Président de la République, Guillaume Kigbafori Soro s’est attelé à recoller les morceaux d’un pays brisé, à rebâtir une armée républicaine et à poser les jalons d’un processus de guérison nationale.

Aujourd’hui, la crise est loin derrière nous. Les Ivoiriens essaient tant bien que mal de sourire et de manger dans la même assiette. Ce vœu du vivre-ensemble réel que prône Guillaume Soro depuis 2012 lorsqu’il accède au poste de Président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire devient petit à petit une réalité. Ses appels à la Paix, au Pardon et à la Réconciliation font effet et touchent le cœur d’un nombre sans cesse croissant de ses compatriotes. Aucune cérémonie officielle organisée par Guillaume Soro ne se déroule sans une prière para-œcuménique qui réunit presque toutes les confessions religieuses de notre pays. 

Le député de Ferké Commune ne se lasse point d’appeler chaque jour ses partisans et toute la population ivoirienne au Pardon et à la Réconciliation. Appel d’ailleurs que le Président de la République, SEM. Alassane Ouattara a entendu en libérant plus de 800 prisonniers politiques de la crise post-électorale dont Simone Ehivet Gbagbo et Soul to Soul, le directeur de protocole et compagnon de M. Soro.  

Aujourd’hui encore, au moment où plusieurs de ses partisans lui demandent à deux ans de l’élection présidentielle de proclamer officiellement sa candidature, il choisit la voie de la sagesse en indiquant que s’il devait être candidat, il en aviserait d’abord ses aînés Alassane Ouattara et Henri Konan Bédié.

En attendant que les vœux des uns et des autres se réalisent, le Pan Guillaume Soro mène tranquillement et avec détermination sa mission à la tête de l’Assemblée nationale. Cette institution dont il a réussi à redorer le blason par sa diplomatie parlementaire hardie et son goût personnel pour les challenges. Son management de l’institution parlementaire ivoirienne et la sagesse dont il fait preuve en toutes circonstances, ont fait l’admiration de ses pairs. Ainsi ont-ils convenu d’en faire le Président de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie Région Afrique ; Premier  Vice-Président de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie mondiale. C’est d’ailleurs sous ses auspices qu’il a été décidé lors de la 44e Assemblée plénière de l’APF qui s’est tenue à Québec les 9 et 10 juillet 2018, que la 45e Session de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie et la 9e édition du Parlement francophone des jeunes se dérouleront à Abidjan , sur les bords de la Lagune Ebrié en juillet 2019.

Mieux, le Président Guillaume Soro prendra part, au titre de l’APF, au XVIIème  Sommet de la Francophonie qui se tiendra à Erevan en Arménie le mois prochain précisément du 11 au 12 octobre 2018 sur le thème : « Vivre ensemble dans la solidarité, le partage des valeurs humanistes et le respect de la diversité : source de paix et de prospérité pour l’espace francophone ». 

Bien qu’auréolé de toute cette belle somme d’expériences politiques et diplomatiques acquises de haute lutte durant ces 16 années, et au-delà en tant que syndicaliste à la Fédération des élèves et étudiants de Côte d’Ivoire ( FESCI), en toute patience il attend l’onction des populations ivoiriennes du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest en passant par le centre avant de se décider. A 46 ans révolus, Guillaume Kigbafori Soro le leader de toute une génération qui s’est battu pour l’avènement du multipartisme en Côte d’Ivoire mérite grandement, au regard de tous ses combats républicains, d’aspirer à des fonctions plus élevées pour servir mieux et plus efficacement ses compatriotes.

Louis Konan




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