Assemblée nationale/ Affaire Ehouo Jacques : Le Bureau demande la suspension des poursuites et attend s’informer sur le cas du député Alain Lobognon


Assemblée nationale/ Affaire Ehouo Jacques : Le Bureau demande la suspension des poursuites et attend s’informer sur le cas du député Alain Lobognon

publié le Samedi 12 Janvier 2019 à 15:29:49

« Le Bureau de l’Assemblée nationale qui est l’organe de décision du parlement s’est réuni ce matin et nous avons décidé la suspension des poursuites contre notre collègue, le député Ehouo Jacques, député de la circonscription du Plateau. Et dans quelques minutes d’ailleurs, un courrier en bonne et due forme sera adressé à monsieur le procureur de la République ».

Cette déclaration a été faite ce vendredi 11 janvier 2019 par le vice-président Oulla Privat, membre du bureau de l’Assemblée nationale et président de circonstance de cette réunion qu’il a lui-même qualifié d’urgence. C’est au terme de plus de deux heures d’échanges à huis-clos que le vice-président Oulla Privat s’est adressé à la presse massivement présente à la salle des pas perdus de l’institution parlementaire. Il a d’abord indiqué la raison principale qui a motivé cette rencontre d’urgence du Bureau : « Le Bureau s’est réuni sur le dossier de notre collègue Jacques Ehouo, député de la circonscription du Plateau. Il est convoqué à la police économique par le procureur », a-t-il précisé.

Il a par la suite rappelé qu’il existe en Côte d’Ivoire, le pouvoir exécutif, législatif et judiciaire et qu’après le Président de la République qui incarne l’exécutif, élu au suffrage direct, viennent les députés qui agissent au nom du peuple. « Le député n’agit pas par procuration. Je veux que cela soit bien noté », a-t-il mentionné. Car pour lui, il ne faut pas faire peur aux opérateurs économiques et aux investisseurs :

« Vous savez que le Chef de l’Etat, le Premier ministre, le vice-président sont à tout moment dans les avions pour aller appeler les investisseurs pour venir dans ce pays. Et pour qu’un investisseur vienne dans un pays, il regarde l’indice de sécurité et la justice. Voilà deux éléments importants qui rassurent les opérateurs économiques et les investisseurs », a rappelé le vice-président Oulla Privat.

A en croire le porte-parole du Bureau de l’Assemblée qui n’occulte pas le fait que la Côte d’Ivoire soit un Etat de droit qui connait de remarquables avancées, il note qu’il y a tout de même des efforts à faire.

« Nous sommes convaincus que nous sommes dans un Etat de droit. La Côte d’Ivoire aujourd’hui en 2019 avance et nous avançons, c’est bien d’avoir des budgets importants, mais aussi il est nettement mieux d’avoir une justice outillée et qui réponde véritablement aux aspirations du peuple ». Pour le vice-président Oulla Privat, le député n’est pas un novice de toutes ces lois qui régissent la société ivoirienne.

« Nous, députés qui avons voté ces lois, nous connaissons l’esprit et la lettre des textes que nous avons voté mieux que quiconque. Nous pensons qu’il faut arrêter de faire des interprétations inutiles, qu’il faut arrêter les poursuites pour le moment, pour permettre à la représentation d’être mieux informée sur le dossier de notre collègue, le député Jacques Ehouo », a-t-il réitéré avant d’ajouter cette précision :

« Suspendre ne veut pas dire arrêter, mais nous demandons la suspension des poursuites contre notre collègue le député Jacques Ehouo », a renouvelé Oulla Privat avant de remercier la quarantaine de journalistes présents.

Par ailleurs, il a réagi sur l’interpellation ce jour d’un autre élu de la nation. En la personne de M. Alain Lobognon, député de la circonscription de Fresco.

Mais le porte-parole du Bureau de l’Assemblée nationale a affirmé ne pas être au fait de cette dernière information. Cependant, il a assuré que le Bureau cherchera à s’informer et ne restera pas les bras croisés : « Merci pour l’information, en tant que responsables, nous allons demander à nos services de la vérifier et de la remonter avant de réagir », a-t-il avancé. Il faut rappeler que l’ex-ministre Alain Lobognon par ailleurs député de Fresco, ferait l’objet d’un mandat d’arrêt émis ce vendredi par le procureur de la République pour diffusion de fausses nouvelles.

Idrissa Maiga

 




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