Côte d’Ivoire : Les acquis d’une démocratie naissante avec le passage de Guillaume SORO à la primature


Côte d’Ivoire : Les acquis d’une démocratie naissante avec le passage de Guillaume SORO à la primature

publié le Mercredi 08 Mars 2017 à 18:45:56

L’actuel président de l’Assemblée Nationale ivoirienne, SEM Guillaume SORO, on ne le dira jamais assez, aura été l’un des Premier Ministre à permettre à la Côte  d’Ivoire d’aller irréversiblement vers une sortie de crise et d’amorcer sa marche vers la démocratie.

Après les accords politiques de Ouagadougou en mars 2007, Guillaume SORO est porté à la tête de la primature. A peine installé qu’il s’est donné pour mission essentielle, la sortie de crise, à travers l’organisation des élections transparentes, justes, libres et inclusives. Mais pour en arriver à cette ultime marche, bien des chantiers devaient être résolus, notamment, le processus DDR (Désarmement, démobilisation et réinsertion), la réunification de l’armée, le redéploiement de l’administration sur le tout le territoire national et enfin, la réunification du pays.

 
Son accession à la primature aura permis dans un premier temps, de renouer la confiance entre la Côte d’Ivoire et les partenaires au développement, tant au plan national qu’au plan international. Guillaume Soro, premier ministre d’alors, avait, dans la foulée, accordé sa première audience à une délégation du Fonds monétaire international (FMI), de la Banque mondiale et de la Banque africaine de développement (BAD). Ces argentiers, tout en demandant au nouveau Premier ministre une évaluation périodique et régulière de la situation financière de la Côte d’Ivoire, ont également insisté sur la reprise des programmes de «désarmement, la réunification et le redéploiement de l’administration» sur tout le territoire. Tout en rassurant de leur retour imminent en Côte d’Ivoire. 
«Les bailleurs de fonds ont la ferme volonté de se réengager en Côte d’Ivoire, dès que les circonstances le permettront», avait déclaré Arend Kouwenaar du FMI qui conduisait la délégation. 
 
Sur le plan de la politique internationale, l’installation de Guillaume Soro à la primature a plutôt été bien accueillie. Nkosazana Dlamini Zuma, la ministre des Affaires étrangères sud-africaine a félicité le nouveau Premier ministre en formant le vœu qu’il respecte les engagements pris dans l’accord de Ouagadougou. 
«L’important à propos de cet accord est qu’il soit signé par les deux belligérants et les engage à l’appliquer», a déclaré Mme Dlamini Zuma. Affichant ainsi son espoir de voir, qu’avec Guillaume SORO à la primature, la Côte d’Ivoire irait résolument vers sa sortie de crise et enfin, amorcer son développement.
 
En effet, avant même la prise de fonction effective de Guillaume Soro, une délégation de ministère de l’Economie et des finances s’était rendue à Bouaké pour étudier les modalités d’une reprise des activités des institutions financières publiques. Les membres de cette délégation se sont dits optimistes pour la réouverture de la Caisse d’épargne, d’une succursale de la banque de l’Habitat et d’autres institutions financières. La délégation ministérielle venue d’Abidjan s’était donnée deux semaines pour le démarrage effectif de ses activités. Une situation qui augurait déjà l’espoir qui naissait avec l’accession de l’homme à la primature pour la «réunification du pays».
 
Le processus DDR en marche, il n’était plus question de faire marche arrière, mieux il fallait en arriver à la réunification des forces armées en vue de la sécurisation des élections présidentielles de 2010. Mais cela, au prix du redéploiement de l’administration sur l’étendue du territoire. Et c’est au mois de juin que le premier ministre Guillaume SORO va se rendre à Bouaké afin de marquer de son emprunt ce redéploiement, avec l’installation des magistrats, marquant le retour de l’appareil judiciaire. Mais bien avant, le corps préfectoral avait déjà été redéployé, toujours sous la houlette du premier ministre Guillaume SORO. Malgré les soubresauts vécus dans ce mois, la détermination de l’homme ne fera nullement défaut. , car l’installation de l’appareil judicaire et du corps préfectoral aura permis de lancer le processus des audiences foraines. Permettant par la même, aux populations, sur l’étendue du territoire d’avoir leurs jugements supplétifs, pour les uns et pour les autres de faire leurs extraits de naissance. Comme pour marquer sa volonté d’amener la Côte d’Ivoire vers la paix, le 30 juillet 2007, le premier ministre organise la Flamme de la paix à Bouaké, en présence de plusieurs chefs d’Etats africains. 
 
Ce processus, achevé, permit l’ouverture du processus d’obtention des cartes nationales d’identité et ce, de façon gratuite. Ainsi, les ivoiriens dans leur ensemble vont bénéficier pour la première fois de la carte nationale d’identité sans trop attendre et sans débourser un rond. Comme on le dit, un processus achevé déclenchait un autre. Celui des cartes d’identité achevé, laissait place à la préparation des élections présidentielles de 2010. Et le processus DDR poursuivait son cours sous l’œil bien vigilant du premier ministre Guillaume SORO. La démobilisation des ex combattants et leur réinsertion, vu la confiance des partenaires internationaux au développement à l’action du premier, bénéficiait de l’appui technique et financier de bon nombre d’institutions internationales. 
 
Après la distribution des cartes nationales d’identification et le processus d’enrôlement, place est faite à l’organisation des élections présidentielles. Octobre 2010, les élections doivent se tenir. Les campagnes sont ouvertes, les partis politiques battent campagnes aussi bien en zone dite loyaliste qu’en zone ex forces nouvelles. Les élections au jour J, se déroulent sans incidents et sous l’œil vigilant des observateurs internationaux. Les résultats donnent deux candidats pour le second tour, notamment, celui du RDR et du FPI. Le second tour s’est tenu en 2011 avec la victoire du candidat du RDR. Et le premier ministre Guillaume SORO, avec le sentiment d’une mission bien accompli, va rendre sa démission et celle de son Gouvernement, proclamant son attachement au nouveau président élu. Mais le candidat du FPI refuse de quitter le pouvoir. De négociations en négociations, une crise poste-électorale éclate. Le Président Ouattara va le nommer premier ministre, ministre de la défense. A ce titre, l’homme va mener la guerre de libération de tout le nouveau Gouvernement installé sous le sifflement des balles assassines des forces fidèles à l’ancien président. Et le 11 Avril 2011, la Côte d’Ivoire est libérée définitivement. 
 
Le président nouvellement élu est installé et Guillaume SORO, après les élections législatives où il est élu député, quitte la primature le 08 mars 2012 pour le Parlement de Côte d’Ivoire.
 
Issa




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