L’EMBLEME DE GUILLAUME SORO DANS LA JEUNESSE IVOIRIENNE


L’EMBLEME DE GUILLAUME SORO DANS LA JEUNESSE IVOIRIENNE

publié le Vendredi 16 Juin 2017 à 18:36:48

Une tribune internationale de Lawrence Atiladé

Doctorant en science politique à l’EHESS-Paris

Secrétaire à la communication du RJR-France

Chacun de nous a des choix personnels que nous sommes libres de formuler sans qu’ils nous soient imposés. Mais aussitôt que nous interférons avec autrui, l’articulation de ces préférences individuelles est susceptible de soulever un problème : nos rapports deviennent très vite antagonistes dès que nous n’avons pas la même conception de la liberté, de la gestion de la chose publique, de la manière de lutter contre la corruption, les crimes etc. La question se pose de la même manière au niveau des citoyens lorsqu’ils sont amenés à voter, ou simplement à exprimer leurs opinions sur la capacité de telle ou telle personnalité à présider avec intelligence aux destinées de la nation, ou à faire face aux urgences quotidiennes de la cité. Particulièrement délicates à appréhender, car souvent irrationnelles, elles dépendent du vécu politique et peuvent faire émerger un faisceau d’indices cohérents, lisibles et constatables, qui à leur tour, prennent la forme de blocs d’idées, de signes, de mythes, qui se répandent progressivement comme une traînée de poudre avant de s’imposer à tous. Notre curiosité sur ces signaux conventionnels à valeur symbolique, parfois accompagnés de messages légendaires (implicites ou explicites), destinés à représenter une autorité, une personne, une institution dans une période donnée, nous a poussés à observer minutieusement les attributs de l’énigmatique chef du parlement Ivoirien. Que reflète Guillaume Soro dans la jeunesse Ivoirienne ? A quoi, à qui l’associe-t-on ? 

Outre l’image du « chef-bandit » voulue par certains, le personnage qui fait l’objet de la présente analyse foisonne de qualités indescriptibles, d’où la difficulté de notre entreprise. C’est donc avec circonspection, que nous nous cantonnerons sur trois de ses valeurs emblématiques (telles que perçues par les jeunes). Ce sont le Travail (I), la Paix (II) et la Justice (III). Nous amplifierons nos propos au travers d’exemples concrets. 




I- Guillaume Soro et le travail

Tout ordre social s’organise autour du travail qui est le principal moyen de subsistance. En Côte d'Ivoire, il est naturel de reconnaitre qu’en dépit de l’embelli économique, le secteur de l'emploi n’a pas connu un développement très positif. Pour autant, le secteur le plus important dans ce domaine reste l'agriculture avec 45,7% des emplois, suivi par le commerce de détail avec 20,6%, des divers services de 7,4% et des services aux ménages avec 7,1%. Il faut noter aussi que le secteur informel offre 89,4% des emplois en comparaison des 4,9% dans le secteur privé formel et des 3,9% dans le secteur public. Il y a donc à l’évidence du pain sur la planche. On approuvera dès lors les appels au retour à la terre du Président de l’Assemblée Nationale en vue de sensibiliser tous les Ivoiriens, surtout les jeunes, à ne pas sombrer dans la paresse, ou à négliger, voire ignorer les avantages liés aux travaux champêtres. N’est-il pas vrai que le succès de la Cote d’Ivoire repose sur l’agriculture ? Aussitôt à la tête de l’hémicycle, Guillaume Soro, en toute cohérence, va intensifier son soutien aux Journées Nationales de la Valorisation de l’Agriculture, cet évènement annuel qui met en évidence le potentiel réel d’amélioration de la performance environnementale de l’agriculture Ivoirienne et Africaine. 

Il n’y a pas que les métiers de l’agriculture qui comptent pour lui. J’en veux pour preuve le « Prix Guillaume Soro pour la photographie ». Cette plateforme d’échanges, de visibilité, et de découvertes se veut comme une opportunité incontournable de révélation des photographes Ivoiriens, une occasion de rappeler qu’il n’y a pas de sot métier. Accessoirement, en bon acteur de développement, Guillaume Soro a su donner un nouveau visage à la ville dont il est député. En un laps de temps, n’a t-il pas redoré l’image de sa terre natale par le travail acharné ? Oui, non seulement au plan culturel avec les festivals dont le plus emblématique demeure celui du « Tchologo », mais aussi au plan infrastructurel, comme la construction des écoles et des dispensaires, la réhabilitation des voies terrestres, du centre polyvalent qui porte son nom, la rénovation du stade, le renforcement du réseau électrique avec plus de 1000 poteaux électriques plantés un peu partout dans la ville. A côté de ces actions, Guillaume Soro touche aussi au social en créant son ONG « la vie » pour voler au secours des couches les plus démunies. Actuellement, l’indiscutable positionnement de la ville de Ferké nous autorise à faire un va-et-vient entre les paroles et les actes. Et au regard de ces derniers, on peut dire, sans le risque de se tromper que GKS aime le travail. C’est un « bosseur » qui nous fait méditer ce vieux proverbe thaï : « Dis-moi ce que tu as fait chez toi, je te dirai ce que tu es capable de faire pour nous ». 

II) La Paix, but ultime de Guillaume Soro

Est-il encore possible de nier la culture effrénée de la Paix chez Guillaume Soro ? Comment cultive-t-il ce trésor ? On pourra bien l’accuser de tous les maux mais jamais de celui « d’empêcheur de paix », car il existe un chapelet d’actes qui neutralisent cette thèse. Depuis 2010, et même avant, Guillaume Soro n’a eu cesse d’offrir à la Cote d’Ivoire des moments mémorables de paix. Décrivons en trois ; 

Premier moment de Paix : 

Nommé en 2008 comme Premier ministre, il avait amené la Côte d’Ivoire aux élections de 2010 dans le cadre des accords politiques de Ouagadougou. A 39 ans, au soir des résultats des élections et dans un contexte où il avait toutes les chances de «confisquer » le pouvoir, Guillaume Soro, va plutôt veiller à la stricte application du choix exprimé par les Ivoiriens dans les urnes, en reconnaissant ouvertement la défaite de Laurent Gbagbo, sans arrière-pensée aucune, et dans un souci de Paix nationale. En cette période de choix très difficiles, était-il obligé d’agir de la sorte ? 

Deuxième moment de Paix 

Après la reconnaissance vient l’effacement. Pour mieux marquer la fin de la période de crise, Guillaume Soro va quitter son poste de premier ministre, qu’il assurait conjointement à celui de ministre de la défense, en même temps que tout le gouvernement. Il ne le fera pas par pression quelconque, mais par nécessité nationale. En remettant sa lettre de démission au Président Alassane Ouattara, il laisse ainsi le champ libre pour une redistribution du pouvoir, sans drames, ni trames. Comme prévu, il accomplissait par la même, la promesse selon laquelle le poste de premier ministre devait revenir à un responsable du parti-allié (PDCI), dont le soutien avait permis la victoire au second tour de la présidentielle. 

Troisième moment de Paix :

Plus récemment, dans une déclaration retransmise jeudi soir à la RTI, le porte-parole des 8 400 soldats qui s'étaient mutinés dans les casernes ivoiriennes début janvier 2017 a présenté en leurs noms des « excuses », avant d'affirmer qu'ils renonçaient « définitivement à toute revendication d’ordre financier ». Quelques heures plus tard, des tirs de sommation effectués par des militaires mécontents ont été entendus à Bouaké. A la suite de cela, le gouvernement Ivoirien a décidé de répondre par la fermeté. « Désormais, il n’y a plus rien à négocier » dixit le ministre de la défense, Alain-Richard Donwahi. « En tout état de cause, tout militaire se livrant à des actes répréhensibles s'expose à des sanctions disciplinaires sévères telles que prévues par le règlement », a déclaré le général Touré Sékou, chef d’Etat-major. 

Dans cette situation délicate que vit le pays, Guillaume Soro va rassurer les ivoiriens en ces termes : « Le dialogue triomphera. La paix triomphera. ». Il estime que l’Etat doit continuer à privilégier la voie de la négociation. 

A travers ces grands moments-clés, nous confirmons que la Paix chez Guillaume Soro n’est pas un vain mot, c’est un comportement. En ce sens, il rejoint Felix Houphouët Boigny, le père de la nation, comme nous l’avons précédemment établi dans notre tribune intitulée de l’Houphouétisme au Soroisme :http://www.guillaumesoro.ci/politique/de-l-rsquo-houphouetisme-au-soroisme-une-approche-generationnelle-de-la-3eme-republique-de-cote-d-rsquo-ivoire_10279_1476177381.html

III- Guillaume, le justicier

Un justicier est celui ou celle qui lutte pour la justice, qui prend la défense des innocents, des veuves, des orphelins, des pauvres, etc. C’est un redresseur de torts. Concernant Guillaume Soro, il n’y a pas plus grand témoignage que celui du chef de l’Etat lui-même. Le dimanche 7 juillet 2013, Alassane Ouattara a rendu un vibrant hommage au Président de l'Assemblée nationale, « en saluant son courage exceptionnel et sa fidélité qui ont permis aux populations du Nord de recouvrer leur dignité par la sauvegarde de la "nationalité ivoirienne" .C'est donc un acte très fort, au-dessus des religions. C'est un acte de patriotisme. S'il a fait cela, c'est parce qu'il aime la Côte d'Ivoire ». (http://news.abidjan.net/h/464837.html). Sans commentaire ! 

Toujours du côté des plus faibles, Guillaume Soro, en homme de mission a su répondre à chaque fois que le besoin s’est fait sentir, au cri des douleurs de l’enfantement de ces concitoyens. 

Pour clore notre propos, nous retiendrons que dans les yeux des Ivoiriens en général, et des jeunes en particulier, Guillaume Soro est celui qui présente inévitablement une offre politique nouvelle : celle qui (ré) invente un avenir prometteur de paix, de travail et de justice.




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